


Des recettes toutes simples glanées au fil de mes voyages et rencontres et des bonnes adresses à partager
Intéressant me semble aussi le fait que Nara collabore avec d'autres artistes, comme ce fut notamment le cas à Vienne pendant ses années de formation. Qui est l'auteur de ces peintures à quatre mains ? Quelle part prend chacun des artistes dans l'oeuvre commune ? Je trouve ça fascinant, dans un art devenu éminemment individuel comme la peinture (ou la sculpture, que Nara pratique aussi) de travailler à deux.
Je ne sais pas si je suis digne de mémoire, pour quelque raison que ce soit, mes faits et gestes, je vais vous les épargner pour aujourd'hui, pour les descendants, il faudra attendre, je n'ai qu'un chat à mon actif (mais quel chat !), il va donc s'agir de mes ascendants, et de leurs talents culinaires. Car, rappelons-le après cette longue digression, il s'agit de donner la recette de son enfance.
Ce qui n'est pas sans me poser quelques problèmes, car des recettes, il y en a beaucoup, dans ma famille tout le monde cuisine, plutôt bien, et chacun dans un genre différent !!! Et ma propre cuisine doit énormément à cette cuisine familiale, enrichie des apports des copines, et des fiches cuisine de Elle, plus quelques livres. Mais en définitive, ce qui revient le plus souvent dans mes casseroles, ce sont ces recettes familiales et familières depuis l'enfance.
Dans mon Panthéon familial, il y a mon arrière-grand-mère, dont j'ai hérité le prénom Céline mais pas les extraordinaires yeux turquoise, qui à 80 ans passés, faisait encore les raviolis aux épinards à la main, les menenas égyptiens et autres biscuits à l'orange...
Il y a mes deux grands-mères, que j'ai la chance de pouvoir encore chérir, d'une génération où les hommes ne mettaient pas trop la main à la pâte, sauf pour déboucher une bouteille ou découper une viande : côté maternel, des recettes du sud (salade méchouïa, bricks, le poisson en sauce verte, les boulettes...), dont plusieurs sont déjà sur ce blog, et qui bien entendu, n'ont jamais le goût de celles de ma Mamie quand c'est moi aux fourneaux ; côté paternel, de bien bonnes recettes traditionnelles, telles que le lapin à la moutarde (qui a tant fait pleurer ma correspondante américaine !!!), le navarrin de mouton, la crème renversée, la vraie bûche de Noël, avec sa crème au beurre, jamais encore refaites moi-même, mais ce sera pour cet hiver !
Ma maman a ajouté à ce patrimoine culinaire des recettes alsaciennes, son mari étant originaire de cette belle région ; attendez-vous à voir sur ce blog des recettes de bredalas dans tous les sens au moment des fêtes ! Quant à mon papa, c'est le spécialiste des plats régionaux (choucroute, potée, cassoulet, pot-au-feu) et des abats (rognons et ris de veau flambés), tandis que sa femme est la reine des desserts : mousse au chocolat, tarte aux fruits, et la bûche de Noël de ma grand-mère considérablement allégée, toutes recettes que j'ai inscrites dans mes tablettes, mais il vous faudra attendre Noël pour en profiter aussi...
Les deux recettes de salade de ce soir me viennent justement de Mimi, la femme de mon père et donc ma deuxième maman puisque nous avons vécu ensemble pendant mon adolescence. L'été, il fait très chaud dans le Sud-Ouest, donc on mange beaucoup de salades, et tout particulièrement le cocktail de fruits de mer. Et j'ai toujours participé à leur confection, donc là, pas de problème, c'est bien le même goût !!!
Donc voilà, Claire, pourquoi tu n'auras pas une mais plusieurs recettes, et encore, je n'ai pas évoqué mes multiples oncles et tantes, cousins, cousines, soeurette... La saga des Céline-marine promet d'être longue !