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samedi 21 juin 2008

La key lime pie de Framboiz, la meilleure que j'aie jamais goûtée, et simple en plus !



La semaine dernière, je me suis acheté un amour de robe lors de soldes privées. Belle matière, mate et veloutée, beau violet profond, tombant parfaitement, coupe originale... Avec 40% de réduction, ce qui ne gâchait rien !!!

Bref, dès le lendemain, il fallait que je la porte pour aller au bureau. Le temps étant frais le matin, et mes jambes couvertes comme toujours de bleus et de gnons (sans parler des reliquats de boutons de moustique grattés), un collant s'imposait. J'en attrape un - effet jambes bronzées, parfait parfait - dans l'armoire. Oh ben il est filé, dis. Qu'à cela ne tienne, j'en ai d'autres. Enfin, un autre. Oh ben il est filé aussi. Quoi d'autres ? Mes gros collants opaques noir. Je fais quoi ? J'y vais jambes nues ? Bof, je fouille donc encore l'armoire. Au fond, il reste un collant en lurex argent - mais ça va faire un peu trop space pour moi - et des bas résilles prune - je m'en souviens, je les avais achetés pour un gala de danse en classe de quatrième. Dont le prune s'assortit parfaitement à la robe. Va pour les bas résilles prune : c'est Paris, que diable !

Me voilà partie les jambes gainées de résille prune et assez contente de mon allure globale. Je commence à avoir des doutes au premier carrefour que je traverse. Au feu, j'entends des trilles de rossignol plutôt insistantes. Je garde mon regard fixé sur la ligne bleue des Vosges... et passée de l'autre côté de la rue je me visse les écouteurs de l'I-Pod sur les oreilles. Dommage, je n'ai pas de lunettes de soleil.

Au bureau, je prends soin de ne pas croiser grand monde, et puis les gens sont bien élevés, ils ne font des remarques que dans votre dos bien sûr.

J'ai une réunion l'après-midi à l'extérieur, je prends donc le métro. Moi qui passe d'habitude assez inaperçue, je peux constater que les bas résilles sous le trench noir, ça attire les regards masculins de biais. Heureusement, j'ai une très jolie poche plastique pour mes dossiers et mon parapluie, que je peux disposer stratégiquement. J'ai pourtant bien vérifié ce matin : avec ces grandes résilles prune, la robe aux genoux, le trench itou, je ne ressemble pas du tout à une dame du bois de Boulogne. Mais bon, il faut croire que c'est un peu trop connoté. Même pour Paris.

En attendant que dans la foulée des "leggings" (qu'on appelait caleçons à mon époque, et qui pochaient aux genoux) et des collants de toutes les couleurs, les résilles fassent leur grand retour dans les rues, j'ai renouvelé mon stock de collants voile.

Pour me consoler d'une journée aussi longue, rien de tel qu'une bonne tarte au citron vert. Celle-ci est signée Framboiz, tirée de son Petit guide d'initiation à la cuisine US. C'est Anaïk, du Confit c'est pas gras ! qui m'a donné envie de me le procurer. Je ne le regrette pas, car il complète parfaitement mon petit livre moche (plutôt orienté cuisine des immigrants, avec foies hachés, ou boeuf stroganoff à l'américaine). J'ai déjà testé les cinnamon buns et les pancakes, ils sont topissimes aussi. Bref, un bon achat ! Cette tarte est délicieuse, nécessite peu d'ingrédients, et est simple et rapide à faire. Que demander de plus ?


Pour 6 à 8 personnes

- un fond de tarte,
- 4 citrons verts bien juteux (oui, je sais, vous êtes pas dans le citron, mais bon...), bio de préférence,
- 4 oeufs,
- une boîte moyenne de lait concentré sucré.


Préchauffez le four à 150°C.

Préparez votre fond de tarte. Pour moi, maintenant, c'est Michalak ou rien, mais pour une version plus authentique, c'est 10 "digestive biscuits" mixés avec une cuillérée à soupe de buerre fondu et une cuillérée à soupe de sucre, qu'on tasse au fond du moule.

Brossez les citrons. Zestez-les. Puis pressez le jus dans un bol. Vous devez en obtenir 15 cl environ.

Séparez les blancs des jaunes. Battez les jaunes avec les zestes dans un récipient en inox ou en verre (Framboiz le précise, je ne sais pas pourquoi mais ça doit avoir son importance). En fouettant toujours, ajoutez le lait concentré sucré, puis le jus de citron. Vous allez voir, c'est magique, ça épaissit. Couvrez et laissez épaissir trente minutes.

Pendant ce temps, faites cuire à blanc le fond de pâte pendant 15 minutes (si pâte Michalak, avec papier d'alu et haricots dessus pour éviter qu'elle ne gonfle).

Sortez la pâte, montez la température du four à 175°C, versez la crème au citron sur le fond de tarte chaud, et enfournez pour 15 minutes. Sortez, laissez bien refroidir, et réfrigérez pendant quelques heures avant de servir.

J'ai monté les blancs en neige et les ai versés sur la tarte crue pour la meringuer. Mais la version d'origine prévoit de monter une chantilly avec un pack de crème fleurette et 50g de sucre glace, à étaler avant de servir et à parsemer de zestes. A mon avis, sans rien, c'est parfait aussi !!! Le résultat est bien parfumé, acidulé à la perfection, sucré ce qu'il faut. Prévoir des petites parts pour éviter l'écoeurement tout de même (surtout si vous mettez de la chantilly).

4 commentaires:

monique a dit…

J'adore les tartes au citron, je vais essayer la tienne. Bon weekend. Bises.

Lisanka a dit…

Elle me tente bien, cette tarte. Ca fait plusieurs fois que je la vois et j'ai une envie furieuse de tester!
mmmmmh!
Pour les résilles, c'est clair que ça attire lol, ceci-dit, je préfère ça aux leggins ou aux slims, qui sont proprement affreux, surtout sur moi ;-)

Karine a dit…

Si j'avais su que c'était aussi facile, je l'aurais fait depuis longtemps ! elle fera sensation lors du prochain repas de famille.

Anonyme a dit…

Cette tarte est fantastique, tout comme le livre, depuis que je l'ai, je suis complètement convaincue par la cuisine américaine. En plus,ce n'est pas qu'un simple livre de cuisine, il est vraiment ludique!