


Des recettes toutes simples glanées au fil de mes voyages et rencontres et des bonnes adresses à partager





















Pour un plat à cake standard :
- trois oeufs,
- un mini-pack de crème d'amande (en magasin bio) ou de soja si vous ne trouvez pas,
- une cuillère à soupe de purée d'amande,
- un pack de tofu ferme,
- deux poignées (mais moi j'ai des petites menottes, à adapter donc) d'amandes effilées,
- 150g de farine,
- une tête de brocoli (soit environ 400g),
- une courgette (facultatif, c'est pour le moelleux),
- une cuillère à café de levure chimique,
- du sel, du poivre, du parmesan râpé.
Préchauffer le four à 180°C. Cuire à la vapeur le brocoli pendant 5 mn. Pendant ce temps, mixer au robot les oeufs, puis ajouter la crème d'amande, la purée d'amande, le tofu, la farine, le sel, le poivre, et la levure. Transvaser dans un cul de poule. Laver le robot, puis y râper la courgette crue. Mélanger à l'appareil. Enfin, réduire en purée le brocoli, et l'ajouter à la préparation. Terminer en mêlant les amandes effilées.
Verser la préparation dans le moule à cake, de préférence chemisé de papier cuisson. Râper à la surface le parmesan (je me dis tout à coup que des amandes effilées ça aurait pu être sympa dessus aussi !). Faire cuire environ une heure.
Nous avons dégusté cette terrine encore tiède, elle était délicieuse, mais ne se tenait pas bien dans l'assiette, il aurait sans doute fallu plus de farine... Mais je suis sûre de trouver sur le récap' de Lavande des recettes avec une consistance plus "cake". Froid, comme sur la photo, c'est moelleux et parfumé. Titi en a même repris, lui qui n'est pas fan des brocolis, c'est dire ! Voici deux versions d'accompagnement, dommage, avec le temps pourri les photos sont bof :



Et oui, 34 pots ... Avant de vous en décrire le contenu, je vais quand même vous expliquer pourquoi j'ai converti mes économies en patrimoine mobilier épicier (oui, parce que ces tarteries, ça coûte un oeil). Non, je ne suis pas psychorigide ! C'est que j'ai eu une infestation de pyrales il y a trois ans !!!
Je pense que ceux qui ont connu le problème compâtiront, et je vais poursuivre cette digression entomologiste pour l'édification des masses cuisinières qui, les veinardes, n'auraient pas encore eu à lutter contre les mites alimentaires. Que mon malheur n'ait pas été vain !!!
Tout a commencé à l'automne 2004, par une belle journée ensoleillée toulousaine, un samedi. J'hébergeais des voisins en partance pour une autre région. Au lever, on se retrouve dans la cuisine, j'avise sur mon mur rose pétard une chenille, que Marie cueille pour la déposer dehors sur le balcon... puis j'en vois une autre, deux, quatre, dix... et réalise que mon plafond en est couvert !!!! AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !
"Elles doivent venir du dehors" dit Marie. Oui, mais non, parce qu'en fait elles ont l'air de se diriger VERS la fenêtre... Jon arrive alors, et résout le mystère : "J'en ai eu chez moi, ça fait des petits papillons noirs après, tu dois avoir un paquet contaminé". Et comme il est sympa, il m'aide à jeter TOUTES mes denrées et me montre en effet les traces des méfaits des chenilles dans plusieurs paquets. Des filaments collés, trop beurk.
Les pyrales, ou mites alimentaires, c'est quoi donc ? Heureusement qu'il y avait internet :grâce à l'indice de Jon, "des petits papillons noirs", j'ai fini, après quelques heures, par trouver ce que c'était, voici le lien. Et là avec photo. Ames sensibles, s'abstenir, j'en ai des frissons rien qu'à les regarder. C'est que ces bestioles, c'est tenace ! D'abord, la femelle pond plusieurs centaines d'oeufs, qui se développent dans toutes sortes de bonnes choses qu'on a dans les placards : farines, chocolat, riz, pâtes, céréales, produits amylacés, fruits secs, croquettes du chat... Ensuite, les larves se développent en laissant des excréments, des fils qui agglomèrent les produits : tout est bon à jeter s'il y en a dans un paquet. Au stade où je les ai découvertes, elles sortent pour "puper" : si j'ai réussi à en éliminer pendant la migration (et il faut y aller à l'éponge javellisée : aucun insecticide ne les tue), quelques-unes ont échappé, se sont planquées pour faire leur chrysalide, et depuis, à chaque été, j'en vois qui s'envolent dans ma cuisine, émergeant d'un meuble. Et ce, alors que, ayant bien protégé mes aliments, je n'ai eu aucune nouvelle ponte. Histoire de continuer dans le gore : une espèce voisine, qui apprécie les silos à grain, résiste à la congélation... Une horreur, je vous dis !
Traumatisée par cette aventure, j'ai donc investi dans un certain nombre de contenants relativement étanches pour toutes mes épices et denrées à risque, ainsi que dans de très élégants "pièges sexuels", à savoir des papiers enduits de phéromones de mites femelles, où viennent se coller les mâles (bien fait ! ça leur apprendra). Je vous recommande en déco dans vos placards, c'est très esthétique, surtout quand des mites piégées y subissent une longue agonie desespérée (NDLR : pour ceux qui regardent ce dernier lien, ne pas croire ce que dit le texte, ces pièges ça marche très bien)...
Il y en a encore qui lisent, pas découragés ??? Bravo, vous avez mérité la liste des épices !!! Alors, de haut en bas et de gauche à droite : de l'anis badiane, du poivre noir, de la cardamome blanche, un reste de bâton de citronnelle, du poivre du Sitchouan, du romarin, de la coriandre en grains, du roucou, du carvi, des baies roses, un mélange sri lankais pour viande rouge, du thym, de l'origan, un mélange pour pastilla Fatéma Hal, du piment d'Espelette, des clous de girofle, un mélange de poivres, du paprika, des graines de pavot, des pignons de pin, deux autres mélanges Fatéma Hal, de la coriandre en grains (oui, je sais, j'en avais déjà...) de la cardamome verte qui a perdu sa couleur, pouf, je fatigue un peu, du sésame, de la muscade râpée, de la cannelle, du curry doux, du curry fort, du cumin moulu, des piments oiseaux, du zaatar, et de la fève Tonka !!!
Ouf. Bon, pour faire bonne mesure, j'ajoute les numéros complémentaires, du garam massala, du sel parfumé, le bocal à bouquets garnis et poivres spéciaux à gauche, le gomasio, la salade du pêcheur, les épices pour pumpkin pie, le safran et la vanille fraîche, plus la "boîtes à épices" qui ne contient que des épices sans trop de risques, à droite.
Voilà ! J'espère que la malédiction de la mite ne vous empêchera pas... de cuisiner des épices !!! Et pardonne, Minouchka, ce post très long et horrifique. J'espère que la photo des épices compense !!!
