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jeudi 12 juillet 2007

Les recettes faciles et rapides du soir (6) Steak à la vénézuelienne et purée de courge butternut





Après une recette purement végétale, je me lâche avec cette recette à partager avec un puma, ou un Argentin - ce qui n'est pas si différent qu'à première vue (les amateurs de rugby me comprendront). J'adore cette recette, en revanche Titi est moins fan que moi de la marinade. A vous de juger. Petite précision : c'est très facile et rapide à faire, mais il faut prévoir environ une heure de marinade, donc ce n'est pas une recette de dernière seconde tout de même.

Pour 4 personnes :

- 4 steaks,
- 4 cuillères à soupe de vinaigre de vin,
- 4 cuillères à soupe d'huile neutre de goût,
- 4 gousses d'ail,
- une cuillère à soupe de miel,

- 50g de beurre mou,
- une grosse cuillère à soupe de curry,
- une grosse cuillère à soupe de persil haché,
-une pincée de piment moulu,
- sel et poivre.

Dans un plat creux, mélangez le vinaigre, l'huile, l'ail haché et le miel. Mettez les steaks à mariner pendant une heure environ.

Pendant ce temps, mélangez le beurre mou intimement avec le curry, le persil haché, le piment, le sel et le poivre.



Pendant que la viande marine et que le beurre ramollit, vous pouvez comme je l'ai fait préparer une purée de courge butternut : vous prenez une belle courge (j'aurais dû la photographier, elle avait fière allure !) , vous l'ouvrez et enlevez les graines, puis vous la mettez à cuire à la vapeur pendant environ un quart d'heure. Cuite, vous pourrez l'éplucher très facilement, l'écrasez à la fourchette, et la mélanger avec du lait chaud pour faire une belle purée.

Quand la viande est marinée, il faut la saisir sur un gril à feu fort, une minute de chaque côté. Avant de servir, passez chaque steak dans la marinade, et ajoutez une noix du beurre parfumé dessus. Une belle motte de purée à côté, et voici un plat qui fleure bon l'exotisme !

mercredi 11 juillet 2007

Sauce tomate à gombos / bolognaise végétarienne


La recette de ce soir (enfin, ce matin, j'attends le lendemain pour photographier à la lumière du jour maintenant) se présente sous deux versions : une carnée, pour faire une bolognaise rapide, et l'autre, celle détaillée ici, végétarienne. A l'origine, c'est une fiche cuisine de Elle, revisitée végétale. Je l'ai intitulée "sauce tomate à gombos", parce que je l'ai dégustée avec ces légumes, mais avec des supports plus classiques comme riz , céréales, et pâtes c'est parfait aussi.

Pour 4 personnes :

- 3 tomates mûres,
- 2 échalotes,
- une gousse d'ail,
- quelques brins de basilic,
- quelques brins de persil,
- une carotte,
- un demi-poivron rouge ou jaune,
- un trait de vinaigre balsamique,
-une cuillère d'huile d'olive,
- deux cuillères à soupe bien pleine de... tomato ketchup (non, vous ne rêvez pas !),
- sel et poivre,
- si vous êtes carnés, de la viande de boeuf hachée, 5% de matière grasse de préférence ; si vous êtes végétaux, 200g de tofu ferme émincé, pourquoi pas parfumé aux herbes fraîches (celui de la marque Soy est délicieux),
- un support : céréales, riz, pâtes, ou gombos en ce qui me concerne.

Lavez et coupez en tous petits cubes la carotte et le demi-poivron. Ciselez les herbes fraîches. Emincez l'échalote et pelez / passez l'ail au presse-ail.

Ebouillantez les tomates, pelez-les, et coupez-les en cubes.

Dans une poêle ou une sauteuse, faites revenir l'échalote et la carotte dans l'huile, à feu moyen. Ajoutez les morceaux de poivron, puis la viande (ou le tofu émincé) et l'ail. Salez, poivrez, mélangez bien, la viande doit rester rosée (pas d'instruction en cas de tofu sur la cuisson !). Ajoutez ensuite la tomate, le trait de vinaigre balsamique, les herbes fraîches, et le ketchup. La sauce est prête !

Si vous faites des gombos comme moi, il faut les couper en petits tronçons et les mettre assez tôt dans la préparation. Je les aime bien un peu cuits, même s'ils se mangent crus aussi. En cherchant dans les tags, je n'ai vu ni "gombo", ni "okra", donc je vous mets le lien vers Wikipedia, pour que vous découvriez ce petit légume que j'ai goûté pour la première fois en Egypte, qui fait partie du patrimoine culinaire antillais aussi, et de la Louisiane. Ma maman qui est née en Tunisie le connaissait, je pense donc que c'est consommé au Maghreb aussi. Il se trouve facilement et pas cher chez Tang. J'aime bien sa consistance mucilagineuse : amateurs de gluant, ce légume est fait pour vous !!!

lundi 9 juillet 2007

Crumble de tomates : une recette pour Lavande !



La semaine dernière, j'ai lamentablement séché sur le légume de la semaine de Ligne et Papilles, j'ai nommé le haricot vert... Heureusement, plusieurs bloggeuses ont relevé le défi, et surtout, malgré un week-end trépidant à Aurillac, Lavande a réussi à en faire le récap'.

Bon, cette semaine, je participe... Avec déjà ce crumble de tomates, bien adapté aux températures pour le moins fraîches de ce début d'été à Paris.
Pour 4 personnes :

- 8 grosses tomates mûres et fermes,
- une cuillérées à soupe de sucre,
- 6 cuillérées à soupe de farine (j'ai utilisé kammut et seigle pour le petit goût rustique, mais c'est comme vous le sentez),
- 50g de beurre ou de margarine végétale,
- du parmesan,
- sel et poivre, estragon, basilic frais, huile d'olive.
Préchauffez votre four thermostat 150°C.

Ebouillantez environ 20 secondes les tomates. Pelez-les, enlevez le pédoncule, et coupez les en gros cubes. Vous pouvez les épépiner en plus, mais je suis une kitchen plouc, donc je les laisse. Placez les tomates dans une casserole avec un trait d'huile d'olive, du sel, et du sucre de façon à gommer l'acidité. Faites revenir pour évaporer une partie du jus des tomates.
Pendant que les tomates réduisent, placez dans un bol le beurre végétal ou le beurre mou en petits morceaux, ajoutez le sel et le poivre, la farine, le parmesan que vous aurez râpé fin, mêlez le tout pour obtenir une pâte sableuse.

Quand les tomates sont prêtes, c'est-à-dire encore en morceaux mais avec une sauce courte autour, versez-les dans un plat allant au four ou bien des moules individuels. Saupoudrez d'estragon et de basilic haché, puis de la pâte à crumble.
Mettez au four pour environ 40 minutes, et terminez par un petit coup de grill deux à trois minutes. Servez chaud. C'est ma foi fort bon !


dimanche 8 juillet 2007

Les recettes faciles et rapides du soir (5) : les phad thaï



Lorsqu'on a un bon stock de condiments asiatiques, et toujours quelques produits de base dans son congélateur et son placard (des pâtes, de la viande hachée...), il est très facile de réaliser ces phad thaï, pâtes thaïlandaises. Quelques herbes aromatiques fraîches chez le primeur en rentrant à la maison, et hop ! C'est parti pour un plat unique thaï.

Pour 4 personnes :

- deux poignées de germes de haricots mungo (dit germes de soja),
- 4 portions de pâtes de riz, assez grosses (par exemple, Chantaboon rice sticks),
- un demi-poivron rouge,
- une poignée d'autres légumes (par exemple, du chou chinois, des carottes, ici, j'ai utilisé des gombos que j'aime beaucoup),
- une demi-botte de coriandre fraîche,
- une demi-botte de menthe fraîche,
- trois ciboules,
- 150g de porc haché,
- une poignée de crevettes roses (j'en avais pas ce soir-là, on peut s'en passer),
- un blanc de poulet,
- un oeuf,
- deux gousses d'ail,
- de la sauce soja, du nuoc-man, de la sauce poisson, de la sauce pimentée, de l'huile de sésame.

Dans un wok, mettez un peu d'huile de sésame et chauffez. Battez l'oeuf dans un bol, et ajoutez une cuillère à soupe d'eau. Battez bien, puis faites cuire dans le wok en petite omelette. Quand l'omelette est bien cuite, mettez-là sur une planche à découper et coupez-la en très fines lanières.

Emincez les brins de ciboule, pelez et pressez l'ail avec un presse-ail. Mettez le tout dans le wok, avec le porc haché , le poulet émincé, les crevettes si elles sont crues. Faites revenir à feu moyen.

Pendant ce temps, coupez en petits morceaux les légumes autres que le soja : poivron, gombos, chou chinois par exemple. Ciselez la coriandre et la menthe.Vous pouvez également concassez les arachides avec le rouleau à pâtisserie pendant ce temps (ou le faire faire par votre homme, hé hé !).

Préparez les pâtes : faites bouillir de l'eau, et quand elle bout, ajouter les pâtes et coupez la cuisson. Surveillez qu'elles soient al dente, puis égouttez-les. Pendant que les pâtes cuisent, mélanger les sauces, à raison de deux cuillérées à soupe de chacune dans un bol.

Quand les viandes sont cuites, ajoutez les pâtes, les légumes et les herbes ciselées, les germes de soja, les lanières d'omelette, voire les crevettes cuites si vous avez prévu d'en mettre, et enfin le bol de sauce. Mélangez vivement, à feu vif, de façon à bien réchauffer et mêler le tout. Servez immédiatement, en ajoutant un peu de coriandre et les cacahuètes concassées. Bon appétit !

Petit bonus pour Fanny qui m'a réclamé les photos de mes créations d'hier, des colliers. Les voici, le premier en cornaline, jade, hématite, oeil de faucon, le second en hématite, apatite, oeil de faucon, labradorite, aventurine, howlite, et deux autres pierres dont j'ai déjà oublié le nom, mais je mettrai à jour le post quand j'aurai retrouvé. Dommage, avec le manque de lumière on ne voit pas les reflets moirés de l'oeil de faucon et de la labradorite... Merci Pascale pour m'avoir fait découvrir la boutique où j'ai trouvé les pierres pour faire ces colliers, et recycler mes cornalines... Comment tu les trouves Fanny ? Et vous ? Lequel préférez-vous ?


samedi 7 juillet 2007

Les bons produits de Midi-Pyrénées (2) le laguiole (couteau)




Aujourd'hui, je voulais vous montrer autre chose de ma région préférée, mais pour l'une des gourmandises, je suis en rupture de stock, et pour l'autre, mon fournisseur attitré ouvre plus tard l'été !




Je vais donc vous montrer quelques-uns de mes couteaux Laguiole (prononcer "layole"), acquis lorsque j'étais à Toulouse. Pas de recette ou de produit gourmand donc, mais on reste dans l'univers de la cuisine...
Ce sont de magnifiques couteaux, pratiques, et pour certains dotés de tire-bouchons. Pour les détails sur ce couteau, je ne vais pas plagier ce qui existe sur des sites très bien faits, celui des forges de Laguiole, fabricant où j'ai acheté les miens (une boutique à Toulouse, deux à Paris, et surtout la superbe usine à Laguiole, dessinée par Philippe Starck) ou encore celui-ci, ou encore celui du village lui-même.
Vous avez donc là des images de deux couteaux en corne de vache (aujourd'hui la matière première vient d'Argentine, il n'y a plus assez de corne produite en France), le premier est le mien, tout argenté, adapté à ma petite main (10cm), le second, dont on ne voit que l'abeille, est celui de mon Titi. Enfin mon sommelier, qui n'est pas en ivoire (bien sûr l'ivoire ne rentre pas chez moi), mais en os. Ils sont beaux, n'est-ce pas ?

jeudi 5 juillet 2007

Pêches rôties aux épices



Oh la la, avec ce temps pourri, elles sont toutes pougnaquées mes pêches !!! Bon, pas grave, j'ai un bon moyen de faire de la récup avec, et un dessert qui en jette, en vingt minutes chrono. En plus, après ma présentation du trésor des 34 pots d'épices, il fallait bien vous montrer ce que j'en fais... La recette originale était une fiche cuisine "Elle" millésime 1996 (genre), à base de chapelure et non de speculoos. C'est donc aussi une façon de recycler du pain rassi, mais si vous n'avez pas de pain en perdition, le speculoos ajoute des saveurs bien sympathiques.


Pour 4 personnes :
- 4 pêches bien mûres (et surtout pas la peine d'attendre qu'elles fassent une tronche de mycotoxine !),
- 6 speculoos,
- 4 cuillères à soupe de bon miel,
- environ 10g de beurre ou de margarine végétale spéciale cuisson,
- une cuillère à thé de cannelle moulue,
- une cuillère à thé de gingembre moulu,
- une demi-fève tonka,
- une cuillère à thé de graines de coriandre (ou de coriandre moulue si vous avez),
- une fleur d'anis badiane,
- et de la glace, parfum vanille, ou dulce de leche, par exemple.

Réduisez en poudre les spéculoos, soit au robot, soit avec un rouleau à pâtisserie (pas la peine de sortir la grosse artillerie, c'est super facile même avec une force d'amibe). Continuez sur votre lancée en réduisant en poudre la fleur d'anis badiane et la coriandre (voire la cannelle si vous ne l'avez qu'en bâton). Râpez la demi-fève tonka. Mélangez le tout dans une assiette.

Pelez soigneusement les pêches. Coupez-les en deux oreillons (j'adore ce mot) pour en enlever le substantifique noyau. Enrobez chaque moitié de pêche de miel, puis passez-les dans l'assiette de miettes de spéculoos et d'épices de façon à bien les couvrir partout.

Mettez le beurre à fondre dans une poêle, et panez les pêches pendant environ 6 à 7 minutes, en retournant bien sous toutes les coutures. Servez aussitôt, avec une boule ou deux de glaces pour les gourmands. La saveur de la pêche, des épices, du beurre, le chaud -froid, hummmm ! Vous m'en direz des nouvelles.

mardi 3 juillet 2007

Je vous présente mon Gros Minet ! 10 ans déjà



Comme celles et ceux qui viennent de temps en temps sur ce blog le savent, je vis avec un Titi (qui a donc le douteux privilège de goûter ma cuisine). Mais il y a aussi à la maison un Gros Minet ! Et comme j'ai l'impression que dans la blogosphère culinaire, je ne suis pas la seule à aimer les chats, le voici le voilà.




En réalité il s'appelle Nougat, also known as : Nougatuccio (quand il fait du lard), Mon Nougatino, Gros Dindonneau, Joe-la-Croquette (le mangeur de Fido le plus rapide à l'ouest du Pecos), Routoutou Rouminou, "NOUGAT ! Mais qu'il est con ce chat" (ça, ça s'entend pas mal ici - il faut dire qu'il est assez maladroit).




Pourquoi Nougat, alors qu'il est gris à poils longs et non pas roux et blanc ? Ben v'z'en avez de bonnes vous, c'est dur de trouver un nom qui commence par N !!! J'avais pensé à Nuage, étant donné le look du bestiau, mais mon véto de papa a dit qu'il fallait pas de "e muet" à la fin d'un nom d'animal, parce qu'il faut que ça claque quand on l'appelle. Et là, avec "Nougat", ça rend bien quand a deux mots à lui dire effectivement.

A part ça :


- c'est un beau matou je trouve (pour un pur batard croisé d'une des deux minettes récupérées à la maison par mon papa et d'un mâle qui passait dans le jardin),

- il est tellement grand qu'on me demande parfois s'il est croisé avec un lynx,

- il a toujours faim,

- il ne répond pas quand on l'appelle, spécialement s'il est allé vadrouiller sur les balcons des voisins,

- il nous oblige à mettre sous cloche notre beau canapé parce qu'il aime griffer partout ailleurs que sur son griffoir,

- et c'est mon chat que j'aime. Ici, en train de boire à la patte (il la mouille et il la lèche), ce qui prend un certain temps, mais on est raffiné ou on ne l'est pas, hein.

dimanche 1 juillet 2007

Blanc-manger à l'abricot : version classique, revisité "Cléa cuisine"



Cela fait des lustres (douze ans pour être précise) que j'utilise une délicieuse recette de blanc-manger aux abricots pour recycler ces fruits lorsqu'ils ne sont pas assez bons pour être mangés tels quels. Elle me vient d'une fiche cuisine donnée par mon amie Caroline, un chouette cadeau puisque le résultat, bien qu'un peu prise de tête, est très bon !
Je dis prise de tête, parce qu'il faut faire de la chantilly (pas toujours évident quand il fait très chaud) et utiliser de la gélatine, d'où toujours un zeste d'angoisse : prendra, prendra pas ???

La fréquentation assidue du blog qu'on ne présente plus, Cléa cuisine, m'a permis de découvrir des ingrédients qui allègent et simplifient notablement cette recette... sans perdre en goût ! La texture est différente, plus aérienne, mais tout aussi sympathique que celle de la recette originale. Je vous donne donc les deux, à vous de choisir entre tradition et modernité. En bleu la tradi, en rose (honneur aux couleurs de Cléa) la moderne, en noir quand c'est valable pour les deux.

Pour un moule à cake standard (soit 8-12 portions, suivant l'appétit et la gourmandise de chacun !)


- 1 kg d'abricots,
- 1/4 de litre de lait (d'amande),
- 175g de sucre semoule rapadura (euh, ça c'est la recette, moi je mets 100g et du miel),
- 6 feuilles de gélatine - 2 à 4g de poudre d'agar-agar (j'ai mis 2 dans la mienne, mais je pense qu'avec 3 ou 4 ce serait plus ferme et plus facile à servir),
- un mini-pack de crème fraîche liquide soit 25cl - deux blocs de tofu soyeux, soit environ 700g,
- 2 cuillérées à café d'amande amère,
- 1/2 fève tonka râpée.

Lavez les abricots. Dénoyautez-les, et cassez les noyaux pour en récupérer les amandes. Pulvérisez les amandes d'abricots, et placez-les dans une casserole avec le lait d'amande, et la moitié du sucre (semoule ou rapadura, si vous faites la recette tout sucre tradi elle prévoit 75g sur les 175g). Portez à ébullition, puis laissez refroidir et infuser pendant une heure.

Coupez les abricots en morceaux. Faites-les cuire dans une casserole avec le sucre qui vous reste (soit 100g) ou le miel (j'utilise 4 cuillères à soupe de miel toutes fleurs, à mon avis avec du miel de lavande ça doit être très bien) et un peu d'eau, jusqu'à obtention d'une purée d'abricots.

Mixez le tofu soyeux, avec la moitié du sucre qui vous reste soit 50g, et l'extrait d'amande amère.

Mettez les feuilles de gélatine dans un bol d'eau froide.

Après l'heure d'infusion, passez le lait d'amande parfumé au chinois et goûtez-le. S'il ne vous paraît pas assez fort en goût d'amandes, vous pouvez y râper une demi-fève tonka. La recette originelle prévoyait carrément de mixer les amandons d'abricot et de les y laisser, mais je préfère pour la texture finale les concasser grossièrement et passer le lait au chinois.

Mélangez la poudre d'agar-agar au lait. Portez le lait à ébullition. Laissez bouillir 30 secondes, puis versez le lait d'amande dans le mixeur avec le tofu soyeux. Mixez rapidement pour bien mélanger le tout.

Portez le lait à ébullition, puis, hors du feu, incorporez les feuilles de gélatine bien égouttées. C'est important pour la prise que la gélatine soit ajoutée hors du feu, de préférence feuille par feuille, qu'elle soit bien pressée dans vos mains pour l'essorer. Mélangez bien et laissez refroidir en mélangeant de temps en temps.

Fouettez la crème liquide au batteur, en chantilly. C'est plus assuré, quand il fait chaud, si vous avez au préalable placé non seulement la crème, mais aussi le récipient dans lequel vous allez monter la chantilly, au frigo. Quand la chantilly est bien ferme, incorporez délicatement, comme pour une mousse au chocolat, le lait amandé gélatiné refroidi.

Versez ensuite la préparation dans un moule à cake préalablement huilé et laissez prendre au moins deux heures au frigo.

Servez ce blanc-manger en tranches (avec la version tradi il est assez ferme pour être démoulé, je pense qu'avec 3 ou 4g d'agar-agar dans la version moderne au lieu de 2 comme j'ai utilisé, ça doit être envisageable), avec une quenelle de purée d'abricots.

vendredi 29 juin 2007

Assiette gourmande, végétale et équilibrée, avec brocoli pour Lavande !

Cette semaine, je renoue avec mes bonnes habitudes, et je planche sur le légume de Lavande : le brocoli ! D'habitude, je n'en mange pas beaucoup l'été, plutôt l'hiver en gratin, mélangé à du chou-fleur ou du chou romanesco (dont j'adore les allures de fractales !!!). Mais là, comme j'ai ressorti les robes d'automne et mon cache-nez, que Titi et moi hésitons presque à rallumer le chauffage à la maison, j'ai cuisiné du brocoli avec bonheur. Peut-être même que d'ici dimanche je ferai un cappucino de brocoli, si le froid continue !!!

En attendant le velouté, cette semaine j'ai mitonné une terrine de brocolis, en mariant (illégitimement !) une version light d'une recette américaine ("brocoli casserole" en VO) et une recette de sauce de pâte délicieuse, qui conjugue les saveurs du brocoli et de l'amande. Les deux vont très bien ensemble.

Visuellement, froid, ça donne ça :

Pour un plat à cake standard :

- trois oeufs,

- un mini-pack de crème d'amande (en magasin bio) ou de soja si vous ne trouvez pas,

- une cuillère à soupe de purée d'amande,

- un pack de tofu ferme,

- deux poignées (mais moi j'ai des petites menottes, à adapter donc) d'amandes effilées,

- 150g de farine,

- une tête de brocoli (soit environ 400g),

- une courgette (facultatif, c'est pour le moelleux),

- une cuillère à café de levure chimique,

- du sel, du poivre, du parmesan râpé.

Préchauffer le four à 180°C. Cuire à la vapeur le brocoli pendant 5 mn. Pendant ce temps, mixer au robot les oeufs, puis ajouter la crème d'amande, la purée d'amande, le tofu, la farine, le sel, le poivre, et la levure. Transvaser dans un cul de poule. Laver le robot, puis y râper la courgette crue. Mélanger à l'appareil. Enfin, réduire en purée le brocoli, et l'ajouter à la préparation. Terminer en mêlant les amandes effilées.

Verser la préparation dans le moule à cake, de préférence chemisé de papier cuisson. Râper à la surface le parmesan (je me dis tout à coup que des amandes effilées ça aurait pu être sympa dessus aussi !). Faire cuire environ une heure.

Nous avons dégusté cette terrine encore tiède, elle était délicieuse, mais ne se tenait pas bien dans l'assiette, il aurait sans doute fallu plus de farine... Mais je suis sûre de trouver sur le récap' de Lavande des recettes avec une consistance plus "cake". Froid, comme sur la photo, c'est moelleux et parfumé. Titi en a même repris, lui qui n'est pas fan des brocolis, c'est dire ! Voici deux versions d'accompagnement, dommage, avec le temps pourri les photos sont bof :



Dans les deux cas, des carottes râpées "customisées" (c'était ma soirée robot) avec une très goûteuse sauce : huile d'olive et de colza, purée d'umébosis, gingembre râpé, plus des graines germées, des noisettes entières et des graines de courge toastées pour la note verte appétissante (enfin, vu la qualité de la photo, il va falloir me croire sur parole). A gauche, la terrine chaude toute pougnaquée, à droite, la terrine froide qui se tient droite, quoi ! A gauche, le risotto est a la milanese (avé l'accent de Rome, enfin de Milan) donc au safran, et à droite, il est à la truffe d'Alba (me restait un demi-pot à finir, trop bon !). Des saveurs typées, franches du collier dirais-je, des jeux de couleurs (si si, c'est juste que j'avais pas de lumière...), et une alliance brocoli- amande que je recommande, pour une assiette végétale assez équilibrée je crois !

mercredi 27 juin 2007

Mes épices pour Minouchkah : histoire terrifiante (mais vraie) pour cuisinière insouciante

A la faveur du jour déclinant (car de soleil, hum ! Il n'y en eut point encore aujourd'hui, sur les toits gris de Paris), j'a pris quelques photos de mes épices pour Minouchkah, qui depuis quelques jours en recense la collection. Attention les yeux, les voici les voilà ! Ouf, je craignais que ça se casse la figure, car normalement tout ça est militairement aligné, en deux rangs siouplait, sur l'étagère du fond (qu'on devine, là, sous la couche de poussière).




Et oui, 34 pots ... Avant de vous en décrire le contenu, je vais quand même vous expliquer pourquoi j'ai converti mes économies en patrimoine mobilier épicier (oui, parce que ces tarteries, ça coûte un oeil). Non, je ne suis pas psychorigide ! C'est que j'ai eu une infestation de pyrales il y a trois ans !!!

Je pense que ceux qui ont connu le problème compâtiront, et je vais poursuivre cette digression entomologiste pour l'édification des masses cuisinières qui, les veinardes, n'auraient pas encore eu à lutter contre les mites alimentaires. Que mon malheur n'ait pas été vain !!!

Tout a commencé à l'automne 2004, par une belle journée ensoleillée toulousaine, un samedi. J'hébergeais des voisins en partance pour une autre région. Au lever, on se retrouve dans la cuisine, j'avise sur mon mur rose pétard une chenille, que Marie cueille pour la déposer dehors sur le balcon... puis j'en vois une autre, deux, quatre, dix... et réalise que mon plafond en est couvert !!!! AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !

"Elles doivent venir du dehors" dit Marie. Oui, mais non, parce qu'en fait elles ont l'air de se diriger VERS la fenêtre... Jon arrive alors, et résout le mystère : "J'en ai eu chez moi, ça fait des petits papillons noirs après, tu dois avoir un paquet contaminé". Et comme il est sympa, il m'aide à jeter TOUTES mes denrées et me montre en effet les traces des méfaits des chenilles dans plusieurs paquets. Des filaments collés, trop beurk.

Les pyrales, ou mites alimentaires, c'est quoi donc ? Heureusement qu'il y avait internet :grâce à l'indice de Jon, "des petits papillons noirs", j'ai fini, après quelques heures, par trouver ce que c'était, voici le lien. Et là avec photo. Ames sensibles, s'abstenir, j'en ai des frissons rien qu'à les regarder. C'est que ces bestioles, c'est tenace ! D'abord, la femelle pond plusieurs centaines d'oeufs, qui se développent dans toutes sortes de bonnes choses qu'on a dans les placards : farines, chocolat, riz, pâtes, céréales, produits amylacés, fruits secs, croquettes du chat... Ensuite, les larves se développent en laissant des excréments, des fils qui agglomèrent les produits : tout est bon à jeter s'il y en a dans un paquet. Au stade où je les ai découvertes, elles sortent pour "puper" : si j'ai réussi à en éliminer pendant la migration (et il faut y aller à l'éponge javellisée : aucun insecticide ne les tue), quelques-unes ont échappé, se sont planquées pour faire leur chrysalide, et depuis, à chaque été, j'en vois qui s'envolent dans ma cuisine, émergeant d'un meuble. Et ce, alors que, ayant bien protégé mes aliments, je n'ai eu aucune nouvelle ponte. Histoire de continuer dans le gore : une espèce voisine, qui apprécie les silos à grain, résiste à la congélation... Une horreur, je vous dis !

Traumatisée par cette aventure, j'ai donc investi dans un certain nombre de contenants relativement étanches pour toutes mes épices et denrées à risque, ainsi que dans de très élégants "pièges sexuels", à savoir des papiers enduits de phéromones de mites femelles, où viennent se coller les mâles (bien fait ! ça leur apprendra). Je vous recommande en déco dans vos placards, c'est très esthétique, surtout quand des mites piégées y subissent une longue agonie desespérée (NDLR : pour ceux qui regardent ce dernier lien, ne pas croire ce que dit le texte, ces pièges ça marche très bien)...

Il y en a encore qui lisent, pas découragés ??? Bravo, vous avez mérité la liste des épices !!! Alors, de haut en bas et de gauche à droite : de l'anis badiane, du poivre noir, de la cardamome blanche, un reste de bâton de citronnelle, du poivre du Sitchouan, du romarin, de la coriandre en grains, du roucou, du carvi, des baies roses, un mélange sri lankais pour viande rouge, du thym, de l'origan, un mélange pour pastilla Fatéma Hal, du piment d'Espelette, des clous de girofle, un mélange de poivres, du paprika, des graines de pavot, des pignons de pin, deux autres mélanges Fatéma Hal, de la coriandre en grains (oui, je sais, j'en avais déjà...) de la cardamome verte qui a perdu sa couleur, pouf, je fatigue un peu, du sésame, de la muscade râpée, de la cannelle, du curry doux, du curry fort, du cumin moulu, des piments oiseaux, du zaatar, et de la fève Tonka !!!

Ouf. Bon, pour faire bonne mesure, j'ajoute les numéros complémentaires, du garam massala, du sel parfumé, le bocal à bouquets garnis et poivres spéciaux à gauche, le gomasio, la salade du pêcheur, les épices pour pumpkin pie, le safran et la vanille fraîche, plus la "boîtes à épices" qui ne contient que des épices sans trop de risques, à droite.

Voilà ! J'espère que la malédiction de la mite ne vous empêchera pas... de cuisiner des épices !!! Et pardonne, Minouchka, ce post très long et horrifique. J'espère que la photo des épices compense !!!