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mardi 2 décembre 2008

Une bonne action pour Noël !!!

C'est Miss Cooklicot qui m'a fait découvrir son blog, Ma vie est tout à fait fascinante. Depuis, je suis accro à ses vignettes pleine d'humour, et je vois avec plaisir qu'elle est désormais une dessinatrice bien lancée, Pénélope ! Livres, campagnes de publicité...

Là, c'est à un petit geste bien sympathique, pour la Croix Rouge, qu'elle nous convie : un petit clic sur ce chouette site de BD de Noël, et non seulement on se régale avec de l'humour et des souvenirs, mais en plus le nombre de lecteurs se convertira en cadeaux pour les enfants qui n'en reçoivent pas.

Perso, j'ai un faible pour le Noël de Laurel (ben oui, amoureuse des chats), de Natacha Sicaud, et de Cha !

Et vous pouvez même y ajouter un petit don de votre cru !

Voilou.

dimanche 30 novembre 2008

Poulet farci (ma version de la dinde de Thanksgiving)



Thanksgiving est une obsession depuis deux ans. Depuis que Titi et moi avons passé un week-end prolongé à New-York, en 2006, et que j'ai raté le menu de Thanksgiving donné dans le restaurant où nous étions allés dîner au sortir de l'avion. La serveuse nous avait donné la carte et pas le menu spécial, et notre commande arrivait lorsque j'ai vu d'autres convives se régaler d'une volaille qui avait l'air superbe... En fait en réservant nos billets lors d'une promotion nous n'avions pas réalisé que nous partions pour le week-end le plus festif et le plus chargé de l'année. Rétrospectivement je me dis que nous avons eu de la chance de trouver un hôtel... Le lendemain de Thanksgiving est appelé le "Black Friday", c'est un jour de ventes frénétique et les gens font la queue dès potron-minet dans la rue... C'est spécial !

Bref, j'étais restée sur ma faim de menu typique. L'an dernier, j'ai laissé passer le jour fatidique dans rien prévoir. Cette année, lundi j'ai essayé de réserver dans un restaurant américain de Paris, mais c'était déjà trop tard, comme m'a dit gentiment la personne que j'ai eue au téléphone, c'est leur soirée la plus importante de toute l'année et il y a trois services, à 18h, 20h et 22h...

Impossible de préparer un tel repas jeudi, journée infernale au bureau... C'est donc hier samedi que je m'y suis collée. Pas d'entrée - je n'ai pas trouvé s'il y en avait des typiques. En plat principal un poulet (une dinde est bien trop grosse pour deux personnes !) avec une farce sucrée salée. Pas de sauce à la canneberge, Titi n'y tenait pas vraiment (et tant mieux car je n'en avais que des déshydratées) et pas de "sauce gravy" non plus, le jus de cuisson de la volaille suffisant largement. Les puristes anglophones pourront trouver leur bonheur comme moi sur le blog de Lisa, Homesick Texan, qui offre une recette de sauce épicée et fraîche, et une sauce gravy préparée à partir des abats.

En dessert, j'ai préparé ma tarte aux potirons (pumpkin pie). J'ai testé celle de Framboiz dans son Petit guide d'initiation à la cuisine US pour voir ce que les Américains ont dans le ventre, une vraie mine de bonnes recettes, mais je retourne à la mienne, que je trouve plus parfumée (avec son miel, son zeste de citron et son rhum) et dont je préfère la consistance (grâce à la fécule).

L'année prochaine, c'est décidé, si je ne parviens pas à réserver au restaurant, je teste la totale selon Lisa, avec les sauces, et son gâteau de patate douce. Je n'avais pas le temps cette fois-ci d'aller chercher des patates douces chez Tang...

Le poulet, préparé selon les recommandations de mon boucher (merci !!!) n'aurait pas pu être meilleur. Quant à la farce... Miam ! Servi avec de la purée maison bien sûr, et des brocolis plutôt que des petits pois. Un vrai régal ! Voilà une tradition américaine à laquelle il fait bon succomber.



Pour 4 personnes

- un beau poulet fermier,
- deux à trois tranches de bon pain, rassis,
- une petite pomme type Canada ou Reinette,
- une demi-poire (Comice ou Passe-Crassane de préférence),
- une poignée de canneberges déshydratées,
- deux branches de céleri,
- 20g de beurre,
- sel et poivre.

Demandez à votre boucher de préparer la volaille en laissant la ficelle lâche pour pouvoir la farcir.

Dans un bol, réhydratez les canneberges avec de l'eau bouillante. Laissez gonfler le tout.

Dans une poêle, mettez le pain coupé en petits morceaux, les fruits épluchés et coupés en petits dés, le céleri également coupé finement. Ajoutez un peu de beurre et chauffez ensemble pour que les ingrédients de la farce se mélangent, notamment avec le jus des fruits. Ajoutez en cours de cuisson les canneberges réhydratées. Assaisonnez à votre goût. Quand la farce est relativement homogène (mais pas trop non plus !), farcissez-en la cavité du poulet que vous aurez salée et poivrée. Resserrez la ficelle.

Beurrez les côtés et le dos du poulet. Mettez-le dans un plat, avec un fond d'eau, et enfournez, à four froid, à 180°C, pour deux heures environ (votre boucher vous indiquera le temps suivant le poids de la bête). Pendant la cuisson, retournez de temps en temps le poulet, et imbibez régulièrement du jus qui se forme.

Servez à l'assiette, avec de la purée de pomme de terres, des légumes, et la farce à côté du poulet. S'il y a des restes, la tradition est d'en fourrer des sandwiches !

samedi 22 novembre 2008

Japanese Slipper (cocktail bien tassé !)


Cette semaine, j'étais à Bruxelles, pour une formation au fonctionnement des institutions européennes. C'était vraiment passionnant, car même si je savais déjà quelles sont les attributions des unes et des autres, les intervenants nous ont expliqué dans le détail le travail concret et quotidien. J'ai également appris à l'occasion que tous les citoyens européens peuvent réagir par internet sur beaucoup de choses, les avis du conseil économique et social européen, les textes de la Commission, et même assister à des réunions des commissions parlementaires (chose impensable en France où même les assistants parlementaires n'y sont pas autorisés). Bref, je sens que je ne vais pas m'en priver !

Evidemment, pas de cuisine en déplacement. C'est donc une recette de cocktail que je vous donne aujourd'hui. Avec Titi on s'est offert un nécessaire à cocktail et un livre, et tous les samedis, on teste (hips) ! Celui-ci a une merveilleuse couleur verte due au Midori, liqueur japonaise au melon d'hiver, et une saveur acidulée et astringente. J'ai trouvé mon Midori chez Izraël, où la toute jeune vendeuse me voit désormais arriver avec terreur et me confie à Françoise, la patronne (je viens souvent chercher des ingrédients pour ces fameux cocktails, on pourrait ouvrir une annexe du bar Hemingway du Ritz maintenant). On utilise le Midori dans un certain nombre de cocktails (Illusion, Green island fragrance, et on peut customiser avec de grands classiques comme la Margarita ou le Mojito, l'investissement n'est donc pas vain.

Pour un verre :

- 4 ou 5 glaçons,
- 5/4 de dose de tequila,
- 3/4 de dose de Midori,
-5/4 de dose de jus de citron vert fraîchement pressé.

Mettez les glaçons dans un shaker. Ajoutez tous les autres ingrédients et frappez jusqu'à ce que de la condensation se forme sur l'extérieur du shaker. Filtre le mélange et versez-le dans un verre à cocktail. Servez !

samedi 15 novembre 2008

Adobo de porc (recette philippine)



J'aime pas l'hiver ! Je suis déprimée devant ce ciel gris et lourd, les pluies torrentielles des derniers jours, le froid, le peu de lumière, la nuit tout le temps... Encore un mois ainsi à voir le jour diminuer... Bouerk ! Heureusement, les agrumes arrivent pour nous revitaminer. Et c'est l'occasion de tester des plats épicés et réconfortants.

Nous avons testé cet adobo de porc, un plat qui vient des Philippines, et qui peut être préparé avec de la volaille. Original et très bon ! Pas besoin d'ingrédients rares en plus.


Pour 4 personnes :

- 500g de filet mignon (ou de blancs de volaille),
- 2 gousses d'ail,
- 20cl de vinaigre de riz (ou à défaut de vinaigre de cidre),
- 10cl de sauce soja,
- 10cl d'eau,
- deux cuillérées à café de poivre noir concassé minute,
- deux feuilles de laurier.

Concassez les graines de poivre au mortier. Pour ma part, je ne jure plus que par les poivres d'Indonésie et du Kérala dénichés à l'Epicerie de Bruno.

Pelez les gousses d'ail et passez-les au presse-ail. Dans une poêle, mettez les avec le vinaigre, l'eau, les feuilles de laurier et le poivre. Portez à ébullition.

Pendant ce temps, coupuez la viande en tronçons de deux centimètres. Lorsque la sauce bout, ajoutez la viande, baissez le feu et laissez cuire à petits bouillons pendant une dizaine de minutes.

Ajoutez la sauce soja, mélangez bien et laissez cuire encore dix minutes. Vérifiez la cuisson de la viande (le temps total dépend de l'épaisseur des cubes). Si la sauce n'est pas réduite en un sirop, otez la viande dès qu'elle est cuite et laissez réduire la sauce en augmentant le feu.


Servez la viande nappée de sauce immédiatement, avec un riz blanc et des légumes vapeur, type chou chinois ou chou blanc, c'est parfait pour un dîner d'hiver !

samedi 8 novembre 2008

Mon Graal gourmand n°2 : la tarte aux noix de chez Lopez




Quand j'étais petite, ma maman partait faire du vélo avec sa copine Nicole, et quand elles rentraient, elles faisaient toujours un détour chez le meilleur pâtissier de la ville, Lopez (maintenant, c'est le fils qui a repris), pour s'y offrir une tartelette aux noix.

Et c'est vrai que ces tartes aux noix sont à tomber : fond de tarte bien sablé, une généreuse couche de noix, et un caramel tendre et parfumé... Quel délice !

J'ai donc essayé d'un faire une à mon tour, et Titi et moi nous sommes régalés ! D'ailleurs, il en redemande. Mais bon attention, ce doit être une vraie bombe calorique...

Pour le caramel, je suis allée chercher mon bonheur chez Eryn, dont les desserts me font particulièrement saliver ! Et j'ai très bien fait, c'était tout à fait la sauce caramel qui convenait pour cette tarte aux noix. J'ai divisé les quantités par deux, mais si c'était à refaire, je ferai la quantité indiquée par Eryn, afin d'avoir un petit surplus à conserver.

Et pour la pâte à tarte, je suis retournée trouver l'inspiration chez mon amie Natalia, dont les casseroles ont recommencé à chanter pour annoncer une bien jolie nouvelle !!!


Fond de tarte, pour un moule à tarte standard

- 80g de farine,
-10g de fécule de pomme de terre,
-40g de sucre glace,
-70g de beurre bien froid,
-40g de poudre d'amandes,
-25g d'oeuf battu,
- trois cuillérées à soupe de pralin concassé.
- une pincée de sel.


La recette de base de Natalia est ici. Comme elle le dit, mieux vaut utiliser ses proportions (le double de celles que je donne) et en congeler la moitié. Par rapport à sa recette, j'ai renforcé la poudre d'amande au détriment de la farine, augmenté un peu le beurre et diminué le sucre, et ajouté du pralin concassé qui donne du croquant et un goût qui se marie bien aux noix.

Tamisez les ingrédients secs (sauf le pralin) : farine, fécule, sel et sucre glace. Coupez le beurre en petit morceaux, incorporez-les à la farine et sablez bien. Ajoutez et mélangez le pralin. Enfin, ajoutez l'oeuf battu et malaxez bien. Vous obtenez une boule de pâte, à envelopper dans un film alimentaire et à laisser reposer au moins une heure.

Pour la sauce caramel :

- 100g de sucre,
- une cuillérée à soupe d'eau,
- 15cl de crème liquide,
- 10g de beurre,
- une pincée de sel.

Tout d'abord, la recette d'origine est . J'ai dû l'adapter, un peu forcée par les cinrconstances : je venais de faire les courses quand j'ai voulu la préparer, et il me restait moins de 100g de sucre, pas envie de ressortir... J'ai donc fait avec les moyens du bord, et ajouté à ma fleur de sucre bio le complément en sucre glace (pas trop heureusement), et ça n'a pas trop mal marché. Je me demandais si la fleur de sucre brut irait, la réponse est oui. Le résultat était superbement parfumé ! J'ai aussi mis en tout plus de crème qu'Eryn, car je voulais une sauce plus liquide.

Dans une casserole, mettez le sucre et la cuillérée d'eau. Portez à ébullition, sans trop remuer, pour obtenir une base de caramel. Tout en surveillant bien, coupez le beurre (avec 10g ça va vite) et mettez à bouillir dans une autre casserole 10cl de crème (j'ai une induction, ça va hyper vite !).

Lorsque le caramel est bien ambré, ajoutez le beurre hors du feu et mélangez bien ; ajoutez la crème bouillante et remettez sur le feu quelques minutes. Laissez refroidir.

Après refroidissement, ma sauce avait épaissi et je l'ai donc allongée du reste de crème - environ 5cl, mais c'est approximatif. Disons qu'il faut une sauce souple comme un miel.

Montage final

Préchauffez votre four à 180°C.

Sortez la pâte du four et étalez-la au rouleau rapidement. Foncez votre moule à tarte, picotez le fond à la fourchette, étalez dessus des haricots blancs (ou un collier métallique fait exprès que vous trouvez dans les boutiques d'accessoires de cuisine). Faites cuire la pâte à four bien chaud pendant 15 à 20 minutes, en surveillant.

Sortez le moule du four et laissez refroidir. Lorsque la pâte est froide, étalez sur le fond une couche de sauce caramel. Puis versez dessus une bonne couche de cerneaux de très bonnes noix (désolée, je n'ai pas pesé !). Le fond doit être complètement couvert. Enfin, versez sur les cerneaux de noix en filet le reste de la sauce caramel.

Remettez le tout au four pour 15 minutes. A déguster tiède ou froid !

samedi 1 novembre 2008

Cadeauxde Noël : je commence à me triturer les méninges...




Aujourd'hui, pas de recettes... Cette semaine j'ai assez peu cuisiné, pas du tout innové, et mon dernier test (l'osso bucco d'Alba Pezzone, avec son risotto milanais, au safran et à la moelle) ne m'a pas vraiment convaincue. Pas assez de légumes, pas de tomates, je préfère la recette de ma maman ! Maman si tu me lis... Vite la recette...

Donc, juste une petite photo, pour montrer comment un simple sachimi de saumon peut devenir une oeuvre d'art. Si vous avez de la poudre de wasabi, faite une pâte un peu compacte que vous pourrez mouler en forme de feuille pour accompagner.

Et sinon, comme nous sommes le premier novembre, comme chaque année, je commence à réfléchir à mes cadeaux de Noël.
Depuis plusieurs années, j'offre plutôt des produits gourmands, pour ne pas encombrer d'objets plus ou moins utiles, ou encore des cosmétiques bio - bref, des choses qui se consomment. Dans les week-ends qui viennent, j'irai donc dans ma caverne d'Ali-Baba, le magasin Izraël, ou bien encore à l'Epicerie de Bruno, fantastique pour les poivres, afin de gâter mes proches. Je cherche aussi des vins en biodynamie pour mes grands-parents.
Autre option : les spectacles - une comédie musicale, un humoriste, un opéra... A ce propos, dimanche dernier Titi et moi sommes allés pour la première fois à l'Opéra Bastille, voir "La petite renarde rusée" de Janacek, et ça nous a vraiment beaucou plu !!! Décors ingénieux et suggestifs, mise en scène pleine de trouvailles inventives, vivantes, à l'image de la musique, une renarde vive et sensuelle, de bons rôles, un bon orchestre... Bref, un régal !
Ou encore : des soins pour se faire du bien. On ne s'en offre pas toujours à soi, mais deux heures dans un institut de beauté, une matinée dans un hammam, une journée thermalisme (il y en a à Dax et Toulouse... ça tombe bien pour moi ;-) un abonnement pour une manucure, un soin pour les cheveux avec une bonne coupe... C'est du plaisir, et ça fait du bien !
Et vous, qu'allez-vous offrir pour Noël ?

samedi 25 octobre 2008

Mon Graal gourmand : les cannoli siciliens de Rosette


Dans la famille Cordon-Bleu, je demande... Rosette ! Qui est l'amie d'enfance de ma grand-mère maternelle, mais aussi, comme deux de leurs enfants se sont mariés, la belle-mère de mon oncle.


L'une de ses spécialités dont tout le monde raffole dans la famille, ce sont ses cannoli. Il s'agit d'une pâtisserie sicilienne, autrefois produit uniquement durant la période du carnaval. Je craque complètement pour la pâte croustillante et le coeur fondant de fromage sucré...

Rosette a accepté de partager avec moi, et donc avec vous, sa recette. Et pour ce faire, elle a même mesuré les quantités qu'elle utilise car, comme beaucoup de cuisinières expérimentées, elle ne mesure même plus, elle fait à l'instinct.

Le plus difficile, pour faire les cannoli, c'est d'avoir des moules. Impossible d'en trouver en dehors de Sicile semble-t-il ! Mais heureusement, j'ai pu compter sur André, mon beau-père, qui m'a taillé des cylindres dans les bambous du jardin. Normalement, il faut des moules cylindriques de 4 cm de diamètre, ceux-là sont plus petits, j'ai donc obtenu des mini-cannoli, mais bien délectables tout de même.

D'ailleurs, ce n'est qu'un retour aux origines, car c'est bien le nom italien du bambou, canno, qui a donné son nom à cette succulente pâtisserie.


Pour 18 cannoli

- 250g de farine,
-40g de saindoux ou à défaut de beurre,
- 5cl de vin rouge doux mélangé à un peu d'eau,
- une cuillérée à café de sucre en poudre,
- une pincée de sel.


Dans un cul de poule, mélangez les ingrédients secs, puis ajoutez la graisse et pétrissez bien. Ajoutez le liquide et pétrissez pour former une pâte.

Etalez-la finement et découpez des cercles avec une soucoupe.

Entourez chaque cercle autour d'un cylindre de bambou, soudez les bords avec de l'eau. Faites frire les cannoli dans une friteuse, ou dans une poêle remplie d'huile (ou de saindoux). Pendant la friture laissez la pâte autour de son cylindre de bambou, pour garder la forme. Le tuyau de pâte s'enlève sans le moindre problème de son support en bambou après cuisson. Essuyez-les délicatement dans du sopalin et réservez.


Farce

- 650 de brousse ou de ricotta de brebis (à défaut de vache),
- 400g de sucre glace,
- poudre de cacao ou fruits confits.


Mélangez le sucre et la brousse de brebis et passez le tout au moulin à légumes. Mélangez avec des cubes de fruits confits si vous le souhaitez. Rosette partage la farce en deux, et met du chocolat en poudre dans la moitié de la farce.


Farcissez les cannolis en utilisant une petite cuillère ; si vous avez préparé une moitié au chocolat, chaque cannolo sera farci de farce nature d'un côté et chocolatée de l'autre.


Dégustez immédiatement pour éviter que la farce perde son croquant avec l'eau de la brousse.

samedi 18 octobre 2008

Des makis colorés (certains pour femmes enceintes, oui !)


Depuis que ma soeurette attend Nièce n°2, elle est soumise à un drôle de régime. Zéro alcool bien sûr. Comme malgré sa ménagerie, elle a réussi à ne pas être immunisée contre la toxoplasmose, bienvenu dans un monde sans crudités et de semelle bien cuite (cela dit frangine mange essentiellement de la viande blanche). Et puis pas de poisson cru, en raison des risques bactériologiques.

Ma soeur devra donc attendre 2009 pour déguster des sushis et makis... Sauf si elle vient chez moi, où je peux lui faire des rouleaux aussi jolis qu'autorisés ! Tout a commencé quand Loukoum m'a demandé de l'aider à trouver des livres pour faire des kazari-makisushis. Qu'est-ce que c'est ? Vous le découvrirez un de ces jours sur son blog... J'y suis parvenue, par chance, et elle a eu la gentillesse de me scanner quelques pages. C'est ainsi que j'ai découvert que le poisson cru et les légumes marinés n'étaient pas les seuls ingrédients qu'on pouvait rouler, et que la forme ronde n'est pas une fatalité.

Je ne suis pas très douée donc je ne me suis pas lancée dans les kazaris makisushis. En revanche, je m'en suis inspirée pour varier mes garnitures, et avec du colorant rose et du colorant bleu, on obtient des assiettes très jolies. Et pour le roulage, on peut faire des gouttes, ce qui permet ensuite de présenter les mais sous forme de fleur à pétale.

Pour la marche à suivre générale, allez chez Cléa, ou chez Marie-Laure, pour des explications en images. Pour les makis inside out, tellement beaux, voyez chez Loukoum.


Celui-ci est à l'omelette japonaise, carotte légèrement cuite à la vapeur, et graine de chou rouge germé. On dirait un oeil de baleine...

Celui-là n'est pas pour soeurette : saumon cru, avocat et concombre.
Ni cet autre : saumon cru et graines germées.




Par contre, elle peut manger la fleur : tarama bio coloré en bleu et carotte vapeur pour les uns, lieu noir cuit, réduit en miettes et teint en rose, mayonnaise plus concombre pour les autres. Pour le riz, je me suis fait plaisir, avec du riz importé du Japon, cultivé de façon organique près de Nagano, sans pesticides, avec des canards qui font le ménage des parasites, et tout.

Et celui-ci : jambon cuit et concombre. J'aurais préféré trouver des asperges vertes, mais ce n'est plus trop la saison.


Et on peut varier à l'infini : surimi, saucisse, poulet pané, pour l'intérieur, sésame blanc et noir, oeufs de poisson volant, graines germées de toutes les couleurs pour l'extérieur. Joli à l'oeil, c'est aussi très bon ! Il suffit de sélectionner un à trois légumes, des graines germées assorties pour la déco, du poisson et des sources de protéines cuites, et le tour est joué. Après, ce n'est plus qu'une question d'organisation dans la cuisine.

Petit message à faire passer : pour soutenir des associations humanitaires, vous pouvez troquer votre moteur de recherche contre Véosearch.

samedi 11 octobre 2008

Pain de lentilles, légumes et noix, parfait pour les végétariens !



Je continue à explorer ces temps-ci le livre de cuisine des magasins Avoca rapporté il y a presque un an, et notamment les plats à base de légumes. Désormais, je ne mange plus jamais de viande ou de poisson à midi : lors de ce repas mes protéines sont d'origine végétale. Le soir, tout de même, j'accompagne mon Titi carnivore. Par conviction (tant du côté du développement durable que du bien-être animal), je souhaite devenir végétarienne.

Un rapport rendu public, mardi 30 septembre, par le Centre pour la stratégie environnementale de l'université du Surrey, repris dans Le Monde, explique que l'humanité devrait viser, en 2050, une consommation moyenne de 500 g de viande et d'un litre de lait par semaine et par personne. Celle-ci est actuellement de 1,6 kg et de 4,2 litres au Royaume-Uni (représentatif du régime occidental). Une étude récemment publiée par l'Insee sur 45 ans de consommation alimentaire, indique même que parmi nos voisins européens, les Français se distinguent par leur goût pour la viande.
Je lisais justement ce printemps un très bon livre, de Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, Ethique Animale (dont la lecture entre pour beaucoup dans mon souhait de ne plus manger de viande et de poisson à terme) ; Peter Singer, un des pionniers des mouvements modernes de défense animale, avec son livre La libération animale paru en 1975, préfaçant le livre de Vilmer, notait combien en France, l'attachement à la viande était profondément enraciné, et son végétarisme mal perçu quand il y voyageait.

Mais c'est difficile de se défaire de 35 ans d'éducation omnivore, d'autant que j'aime le goût des produits carnés. Et que si j'achète à mon boucher une magnifique pièce de hampe mûre à point, il m'est difficile de ne pas du tout en goûter ! Petit à petit, j'y parviendrai sans doute. En tout cas, pouvoir cuisiner des cakes végétariens (mais non vagataliens) comme celui-ci y contribue. Vous pouvez varier les légumes par rapport à la recette originale, ajouter de l'ail comme elle le proposait, du fromage rapé au lieu de la ricotta.

Pour un moule à cake classique :

- 5 oeufs,
- 300g de lentilles corail,
- 50g de lentilles vertes (du Puy par exemple),
- un gros oignon,
- deux carottes,
- un bouquet de brocolis,
- une branche de céleri,
- deux cuillérées à café de cumin moulu,
- 75g de noix, noisettes, arachides, pistaches, graines variées,
- 150g de fromage (cheddar dans la recette, ricotta pour moi),
- sel et poivre.

Mettez à cuire dans une casserole d'eau les lentilles vertes, puis en fin de cuisson ajoutez les lentilles corail, jusqu'à ce que les deux commencent à éclater. Réservez.

Faites brunir légèrement les noix et graines concassées dans une poêle ; réservez.

Lavez, épluchez, coupez en fins batonnets les différents légumes ; faites les cuire environ cinq minutes dans une poêle avec un peu d'huile d'olive.

Dans un cul de poule, battez les oeufs, ajoutez la ricotta, puis les lentilles cuites et refroidies, les légumes et graines. Mélangez bien. Ajoutez le cumin, le sel et poivre, l'ail si vous en mettez.

Versez dans un moule graissé, parsemez de graines variées, et mettez au four pour 45 minutes au moins. Ce cake est aussi bon tiède que froid.

samedi 4 octobre 2008

Soda bread comme en Irlande


L'année dernière au mois de novembre, Titi et moi avons passé un week-end à Dublin. Franchement, j'ai adoré, alors que ce n'était pas ma destination rêvée a priori. J'en avais rapporté le livre de recettes de la chaîne de magasins Avoca, de la boulange, et un pot de crème de raifort qui a survécu au contrôle des bagages (contrairement au chutney d'airelles - mystère des douaniers - les deux faisaient moins de 100ml, pourtant).

Depuis j'ai testé les scones (mais pas mis assez de levure pour les faire vraiment gonfler - n'empêche ils étaient délicieux), quelques recettes de soupe (que j'ai oublié de photographier, je suis à l'ouest en ce moment), et ce matin le soda bread, qui m'avait tant plu à Dublin et régalée encore quelques jours au retour. Il se prépare en deux temps trois mouvements, alors pourquoi se priver ?
Pour un pain
- 450g de farine (la mienne est T65, d'où la couleur un peu grise),
- 350 ml de lait fermenté,
- une demi-cuillérée à café de sel,
- une cuillérée à café de sucre semoule,
- une cuillérée à café rase de bicarbonate de soude.
Préchauffez votre four thermostat 230°C.
Mélangez les ingrédients secs ensemble, puis ajouter le lait fermenté (ou lait ribot) doucement jusqu'à obtenir une pâte assez humide.
Astuce : si vous n'avez pas de lait fermenté, vous pouvez en fabriquer vous-même en "oubliant" quelques heures votre lait à température ambiante, ou en le faisant cailler avec du citron (option que j'ai choisie).
Beurrez un moule (j'ai choisi un moule à cake, faute d'avoir un moule plus adapté). Versez la pâte dedans, et enfournez pour 30 minutes. A la sortie, vous pouvez vérifier que le pain, tout gonflé, est cuit : il fait un drôle de bruit sourd, mat, comme s'il était creux, quand on le frappe !