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lundi 12 novembre 2007

Tofu au miso blanc et aux épinards, recette japonaise




Depuis le voyage au Japon de ce printemps, et l'achat d'un livre sur la cuisine japonaise, je poursuis mes tests des recettes à la maison. Celle-ci m'a beaucoup plu : elle est originale, rapide à faire - dix minutes de préparation, dix minutes de cuisson - , s'emporte parfaitement dans une boîte pour le repas de midi, et me semble équilibrée... C'est de surcroît du 100% végétal, pour ceux que ça séduit. J'allais oublier le plus important : c'est très bon ! Et pourtant, à la base, je trouve le tahini un peu écoeurant... Mais là, pas du tout, bien au contraire !


Pour 2 personnes :

- 250g de tofu ferme,
- 75g de shiro miso (miso blanc),
- 1 cuillérée à café de sucre,
- 1 cuillérée à soupe de mirin,
- 4cl de bouillon dashi,
- une cuillérée à soupe de tahini (purée de sésame),
- une poignée de feuilles d'épinards fraîches.


Le shiro miso se trouve en magasin bio sans difficulté, c'est une pâte de soja, de riz et ou d'orge fermentée, comme tous les miso, mais au goût très doux. Choisissez-le non pasteurisé pour bénéficier de ses qualités nutritionnelles. Le mirin est un assaisonnement japonais à base de saké notamment. Le bouillon dashi, Lavande vous l'a présenté il n'y a pas longtemps, il est à base d'algue kombu et de bonite. Dashi et mirin se trouvent dans les épiceries japonaises voire asiatiques au sens large. Enfin le tahini est un classique des magasins bio.


Si votre tofu n'est pas assez ferme, vous pouvez le presser pendant vingt minutes entre deux planches à découper. J'avais choisi du tofu japonais bien dense, j'ai donc sauté cette étape de la préparation.

Dans une petite casserole, mélangez le miso, le sucre, le mirin et le bouillon dashi. Chauffez et faites mijoter doucement jusqu'à ce que le sucre soit bien dissous. Ajoutez le tahini.

Parallèlement, faites cuire l'épinard rapidement, à la vapeur ou à l'eau bouillante. Il doit être à peine cuit. Pressez-le bien de façon à éliminer l'eau. Mélangez-le avec la moitié de la préparation au miso.

Découpez le tofu en tranches de deux centimètres d'épaisseur. Essuyez-les avec du papier absorbant. Mettez-les sur une plaque légèrement huilée, et placez-les sous le grill de votre four pendant trois minutes. Le tofu doit brunir légèrement, pas plus. Etalez sur la moitié des tranches la préparation à base d'épinard et de miso, et sur le reste la préparation au miso seulement. Faites griller encore deux trois minutes, jusqu'à ce que le miso soit légèrement doré. Vous pouvez décorer avec des zestes de citron trempés dans l'eau glacée (ça les fait friser).


C'est tout ! Bon, j'ai zappé la décoration au zeste de citron, je me suis dépêchée donc mes tranches ne sont pas droites, et le nappage n'est pas au carré comme sur le livre... Mais si vous vous appliquez, pas comme moi, vous obtiendrez quelque chose de très agréable à l'oeil aussi. J'ai trop honte de la différence pour vous montrer la photo du livre...

lundi 22 octobre 2007

Un repas tout japonais à la maison ! Et oui, encore un... Boulettes de poulet "tsukuné" et gyoza (raviolis japonais)


J'ai acheté il y a quelques temps déjà un livre de cuisine japonaise, en anglais, chez WHSmith à Paris. C'est un "soft cover" (couverture toute molle, autrement dit), de la collection Australian Women Weekly Cookbooks (ça ne s'invente pas), et je peux vous dire que je m'en vais de ce pas acquérir le volume malais, ou l'indonésien ! Il couvre admirablement la gastronomie que j'ai découverte ce printemps au Japon, et j'ai déjà testé plusieurs recettes.


Celle des tsukune (boulettes de poulet) n'en vient pas, je l'ai trouvée sur internet, sur un site de cuisine japonaise très complet. Mais celle des gyoza et des sauces en vient. J'ai également testé le shabu-shabu, une sorte de fondue japonaise au bouillon dashi, et le tori-katsu (sorte de cotelettes de poulet panées - évidemment dit comme ça ça casse tout de suite le rêve). Mais les photos de nuit ne sont pas assez réussies pour partager avec vous (pas encore en tout cas). En attendant, toutes ces recettes sont très simples et rapides - beaucoup plus que les sushis qui nécessitent quand même pas mal de temps, entre la cuisson du riz, le refroidissement du riz, et la confection des pièces... Je vous recommande chaudement ces recettes ! Vous mettrez moins de temps à les faire vous-mêmes qu'à vous les faire livrer.


Tsukune (boulettes de poulet) pour 4 personnes (en plat unique) :

- 4 blancs de poulet,
- 4 petite ciboules - oignons verts (avec les tiges) - ou à défaut un demi-poireau,
- un oeuf,
- 4 cuillères à café d'arrow-root (ou de fécule de maïs ou de pomme de terre si vous n'avez pas),
- une cuillère à soupe de sauce soja (shoyu),
- une cuillère à soupe de saké de cuisine,
- gingembre en morceaux (celui de Picard fait très bien l'affaire).



Dans un robot ménager, mixez ensemble le poulet coupé en morceaux grossiers, les ciboules émincées, l'oeuf, le gingembre, et les sauces. Ajoutez autant d'arrow-root que nécessaire pour donner un peu plus de consistance à la pâte, mais pas trop non plus car sinon ça durcirait. La proportion de 4 cuillères à café que j'ai testée convient.

Confectionnez des petites boulettes à partir de cette pâte. Piquez-les ensuite sur des mini-brochettes (je n'en avais pas alors j'ai piqué sur... rien). Faites-les cuire à la poêle de tous côtés, et servez avec du riz et la sauce suivante.

Sauce à yakitori :

- 15 cl de sauce soja (shoyu),
- 15 cl de saké de cuisine,
- 7,5 cl de mirin,
- 2 cuillères à soupe de sucre.

Dans une casserole, mélangez les trois liquides et faites y dissoudre complètement le sucre. Faites chauffer à feu moyen jusqu'à réduction en un caramel bien parfumé. Servez aussitôt sur vos brochettes.

Ce qui est sympa aussi, c'est de mélanger les viandes : deux blancs de poulet préparés ainsi, un blanc coupé en simples morceaux, un filet de canard...




Quant aux gyoza, j'ai découvert ce soir en faisant des recherches sur Blog-appétit (ben oui, j'aime pas poster des recettes qui y figurent déjà), grâce à Laitue qui a fait un post sur le sujet il y a même pas dix jours, qu'il existait des moules à gyoza ! Qu'elle a achetés à Paris ! Quand je pense que je me suis farcie (c'est le cas de le dire pour des raviolis) un pliage digne d'un origami (en aparté : je m'entraîne dur pour faire de très jolies grues qui battent des ailes, pour envoyer au Mémorial d'Hiroshima, je vous montrerai ça un jour), avec en plus des feuilles CARREES parce que je les ai achetées chez Tang où il n'y en a que des comme ça (pour raviolis chinois et pas japonais je suppose)...
Enfin bref.

Petite Lolie a aussi posté sa recette (ici, clic) ainsi que Demomiam (ici, clic à nouveau) - j'espère que vous appréciez le soin que je mets à faire ma bibliographie. Après ce petit comparatif, je peux dire que la femme australienne fait une version intermédaire entre toutes celles-ci ! Je vous donnerai la recette... Si vous la voulez vraiment en plus des trois recettes déjà listées dans ce message !

vendredi 3 août 2007

Un repas tout japonais à la maison !


Kombawa ! Pour ce dernier message avant quelques jours de repos et de sevrage bloguesque bien mérités, je vais vous faire partager, au moins visuellement, le dîner d'hier soir (et un peu de ce soir aussi car nous avons fini les restes).


Hier soir donc, ma soeurette est venue dîner avec ma petite nièce... Dommage, le papa était trop fatigué par sa journée de travail pour venir, il nous a bien manqué. Mais Audrey est repartie avec un petit "panier repas" pour lui !


Au menu tout japonais, il y avait donc :

- de la soupe miso,
- des makis et sushis variés,
- une coupe de glace avec crème d'azukis et sablés matcha,

le tout fait maison !!! Enfin, presque... j'ai utilisé quelques facilités pour la soupe et le dessert !


Quelle bécasse, j'ai oublié de photographier la soupe miso... En tout cas c'était enfantin avec tous les cubes tous prêts ! Il suffit de faire bouillir un litre d'eau, d'ajouter un bouillon miso cube (en vente dans les magasins bio), un sachet de bouillon "dashi" (en épicerie japonaise, à base d'algue kombu), un demi-sachet de katsuoboshi (des flocons de bonite séchée), et on obtient une base de soupe pour 4 personnes. Il y a plus authentique sans doute, mais bon c'était pas si mal. J'y ai rajouté de la ciboule ciselée et des champignons enokis venant de Kioko, l'épicerie japonaise qu'on ne présente plus grâce notamment à Cléa cuisine. Vous pouvez y ajouter aussi de l'algue wakame, du tofu découpé en petits cubes, des petits flocons de froment frits appelés age-dama...



En parlant de Cléa justement, parmi mes makis et sushis, j'ai réalisé ses inari sushi (allez voir sa recette ici). Hier soir le riz au sésame qu'ils contenaient était agrémenté de crevettes et d'une noisette de purée d'umebosis (pas de photo ! on a dévoré en oubliant l'appareil ! ) et ce soir, nous les avons terminés avec un fourrage thon - mayonnaise - ciboule. Délicieux ! En plus, toujours chez Kioko, j'avais trouvé des poches de tofu frit prêtes à l'emploi, donc pas besoin de faire cette étape de la recette de Cléa.



Pour le reste, nous avons dégusté divers makis, soit réguliers, soit "dedans - dehors" (pas commode à faire), avec des garnitures saumon - avocat, tarama - salade - concombre... Je trouve le riz de Cléa un peu trop vinaigré à mon goût, je me suis donc appuyée sur la recette de riz de Sushi faciles, aux Editions Marabout, qui propose une sauce composée de :


- 5 cuillérées à soupe de vinaigre de riz,
- 1 cuillérée à soupe de mirin,
- 3 cuillérées à soupe de sucre (j'en ai mis 2 et c'était plus que suffisant !!!),
- 1 cuillérée à soupe de sel,

le tout pour 460g de riz. Au passage, 460g de riz pour 4 personnes, c'est carrément énorme : avec ça j'ai pu faire 8 inari - sushis, 3 petits rouleaux et 4 gros, soit une douzaine de pièces par personne, et pourtant je ne plains pas le riz ! Pour la réalisation pratique, outre Cléa qui propose des onigiri et des sushi rouges, vous avez de bonnes indications sur ce site-ci, des makis végétariens et une bonne dose d'humour par-là, par ici de magnifiques sushi à l'omelette japonaise (tamago sushi), chez Elo des maki au saumon fumé, et chez Valérie on tombe carrément sur un "sushi galore" (sushi en folie).





Et le dessert alors ? Vous avez déjà vu la recette des sablés au thé matcha, j'ai piqué à Déborahmia sa recette d'azukis au sucre, et servi les deux en accompagnement d'une glace "dulce de leche" de chez Haagen-Dazs. Vous allez me dire, c'est plus argentin que japonais, le dulce de leche, mais bon c'est parce que je ne suis pas fan de la glace vanille. Et bien, on peut le dire, "oishi kata des !" "gochiso sama deshita ! " ***


*** c'était délicieux, c'était un festin.

jeudi 2 août 2007

Sablés au thé matcha




Youpi, ce soir ma soeurette Audrey, son copain Lucien (ils fêtent ce soir leurs 8 ans ensemble, c'est pas beau ça ?) viennent dîner à la maison, avec ma petite nièce bien sûr, Liv, qui aura 10 mois dimanche. Comme ils adorent les sushis, je leur prépare un menu tout japonais... que je ne dévoilerai pas dans ce post, des fois que ma sister aurait le temps de jeter un coup d'oeil sur le blog !!!


En revanche, je vais vous donner tout de suite la recette de ces sablés au thé matcha que j'ai confectionnés hier soir en accompagnement du dessert prévu. La recette d'origine vient de , mais outre que c'est en anglais, c'est quand même plus simple de travailler avec des mesures françaises, n'est-ce pas... Pour la petite histoire, j'ai cherché les conversions une bonne partie de la soirée sur 1000conversions, avant de réaliser que mon très élégant verre doseur Bodum acheté chez Habitat a en fait toutes les mesures anglo-saxonnes... Comme quoi je ne suis bonne à rien le soir, parce que ça fait deux ans que ça me fait pester de chercher les décilitres et les grammes noyés au milieu des oz, hoz, cups et autres mesures point décimales. Pfff.

A noter que ma conversion, des onces et tasses de la recette, en centilitres, ne donne pas la même chose... Les tasses me semblent plus fiables. En gras j'ai mis ce que j'ai fait en réalité.

Pour une trentaine de sablés :

- 2,25 oz de sucre glace, soit 3/4 cup, soit 20cl,
- 5 oz de beurre doux, soit 50g, coupé en petits morceaux et mou,
- 8,5 oz de farine, soit 1 cup 3/4, soit 50 cl environ (j'ai mélangé à part égales farine complète T80 et farine de riz),
- un oeuf (la recette d'origine prévoit 3 jaunes, mais je n'aime pas avoir des blancs car je ne macaronne pas !),
- 2 cuillérées à soupe de thé matcha (la recette prévoyait une et demie).

NB : la recette d'origine prévoit également du sucre cristal pour la déco, mais je n'en ai pas donc j'ai zappé. Allez voir chez Foodbeam, c'est vrai qu'ils sont encore plus beaux comme ça ces sablés...


Mélangez le sucre et le thé vert. Versez dans le bol d'un robot, puis mixez avec le beurre mou. Ajoutez la farine, mixez encore, enfin ajoutez l'oeuf, et mixez à nouveau. A ce stade normalement la pâte fait masse toute seule dans le robot. Prenez cette boule et mettez-la à ducur au frigo pendant une demi-heure environ.

Pendant ce temps, préchauffez le four thermostat 180°C.

Au bout de ce temps, sortez la pâte du frigo et étalez-là en une couche d'environ 1 cm à 1cm et demi d'épaisseur. Découpez-là avec des petits emporte-pièces. Je me suis amusée avec mes emporte-pièces à bredalas, la cuisinière à l'origine de ces sablés semble avoir utilisé comme des moules en forme de feuilles assez ravissants et bien dans l'esprit japonais, sinon faire un boudin et tailler des ronds au couteau me semble une alternative sobre et de bon goût !

Si vous avez du sucre cristal pour la déco, il faut passer les biscuits dedans avant cuisson.

Mettez les sablés à cuire 12 à 15 minutes à four chaud, jusqu'à ce que les bords prennent une teinte dorée.


Verdict : ils sont agréablement friables et fort en goût, parfaits pour accompagner le dessert que je compte préparer pour mon Titi, ma soeurette, et Lucien (Liv est trop petite !!!). Comme je suis passée chez Kioko, je n'ai pas pu résister et j'ai aussi acheté des mini yokan et des petits gâteaux fourrés à la pâte de haricots rouges...



mardi 12 juin 2007

Les recettes faciles et rapides du soir (3) : le poulet teriyaki

Petit message programmé de Toulouse...

Dans la série "qu'est-ce que je fais à manger quand il est déjà 20h quand j'arrive à la maison, que je n'ai pas fait de course, et qu'il fait faim ?", je présente... le poulet à la japonaise ! Existe en deux variantes, j'aime autant l'une que l'autre, à vous de choisir...


Pour deux personnes (variante corsée):

- deux blancs de poulet,
- 25g de gingembre frais,
- 1/2 gousse d'ail,
- 1/2 piment oiseau,

- 2 cuillerées à soupe de vin muscat,
- 1 cuillerée à soupe de miel,
- 2 cuillerées à soupe de sauce soja,
- 1 cuillerées à soupe d'huile d'arachide ou de sésame.

Mélangez dans un bol le gingembre coupé en fins morceaux (le Picard tout prêt c'est très pratique), la gousse d'ail passée au presse-ail, le muscat, la sauce de soja, le piment émietté (ne vous frottez pas les yeux après !) et le miel. Faites chauffer l'huile dans une poêle et faites dorer les blancs de poulet sur chaque face, puis jetez l'huile, et versez dans la poêle le bol de sauce. Laissez cuire à feu doux en tournant souvent. Les blancs vont se doter d'un joli glacis parfumé. Servez chaud.

Variante peut-être plus authentique (???) :


- deux blancs de poulet,
- 2 cuillerées à soupe de mirin (sauce japonaise),
- 1/2 cuillerée à soupe de sucre,
- 3 cuillerées à soupe de sauce soja,
- 2 cuillerées à soupe d'huile d'arachide ou de sésame.

Même principe, avec le mélange mirin soja sucre, à verser en plusieurs fois.

Ici, le poulet a été servi avec un peu de riz mélangés et de la simple salade, mais des pousses, germes de soja, daikon (gros radis blanc japonais) sont plus appropriés. Ces deux recettes proviennent de fiches cuisine du magazine "Elle", publiées à plusieurs années d'intervalle (et oui, je suis une abonnée de longue date), et après test, j'ai décidé de garder les deux !!! Petite préférence à celle au gingembre et ail, plus relevée.

J'ai regardé sur le blog de
Cléa cuisine , pour voir laquelle est "vraiment" japonaise, mais il n'y avait pas de recette similaire. Je suis preneuse de votre verdict ! En tout cas c'est bon, simple, rapide à préparer, et ça ne nécessite que des produits relativement courants dans une cuisine...