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samedi 12 avril 2008

Des primeurs au dessert : tamales sucrés aux petits pois carottes !




750g organise un concours "Le printemps des légumes", d'ici la fin du mois d'avril, avec, excusez du peu, un jury comprenant les étoilés Michel et Sébastien Bras et Pascale Weeks, auteur du blog C'est moi qui l'ai fait ! et de plusieurs livres de cuisine. En un mot, un jury un peu intimidant, et des prix à la hauteur, avec notamment pour le gagnant la perspective d'une nuitée en Aveyron chez Michel Bras, et d'un dîner pour deux !


Je serais folle de ne pas tenter ma chance, même si je ne me fais guère d'illusion... J'ai pu trouver de sympathiques primeurs dans mon magasin bio, qui m'ont inspiré différentes petites recettes. Je commence par la plus étonnante, des petits pains de maïs vapeur parfumés à la carotte pour l'un et aux petits pois pour l'autre, mais sucrés ! La carotte a été mariée à l'orange et aux graines de fenouil, les petits pois à de la menthe et du gingembre. Les tamales étant assez denses, une petite sauce chocolat noir ou chcolat blanc anime le tout.


Le verdict ? La consistance est bien celle des tamales maxicains (merci Laurange pour la recette de base !!!) et le goût est agréable, acidulé pour la version carotte, et frais pour la version petits pois. A faire en petites quantités car c'est très consistant, mais pour clore un dîner léger, c'est plutôt bien. A tester, sans dire à vos convives à quoi sont ces tamales... Vont-ils deviner ?


Tamales de carotte (pour trois tamales de taille classique)

- trois carottes primeur,
- un verre et demi de jus d'orange,
-50g de farine de maïs maseca (spéciale tortilla ou mieux tamales),
-20g de saindoux,
-2 cuillérées à soupe de sucre,
- quelques graines de fenouil concassées,
-une cuillérée à café de levure chimique,
- 25g de chocolat noir,
- trois morceaux de feuilles de bananier.


Dans une cocotte, attendrissez les feuilles de bananier dans de l'eau bouillante.


Dans une casserole, versez un verre de jus d'orange, et mettez à cuire pendant vingt minutes les carottes épluchées et coupées en fines rondelles. Passez les ensuite au mixer, pour réduire les carottes en une purée pas trop fine. Ajoutez le demi-verre de jus d'orange et les graines de fenouil concassées au mortier.


Dans un cul de poule, battez le saindoux jusqu'à ce qu'il blanchisse bien et augmente de volume. Mélangez avec la levure, la farine de maïs, le sucre et la purée de carotte, détendez avec un peu de jus d'orange si la consistance est trop pâteuse.


Prenez une bande de feuille de bananier. Placez deux à trois cuillères à soupe de l'appareil au milieu et empaquetez bien le tout. Procédez ainsi avec l'ensemble de la pâte. Puis placez les petits paquets dans un cuit-vapeur asiatique, au-dessus d'une casserole d'eau, et faites cuire à la vapeur pendant une heure.


Au moment de servir, faites fondre au bain-marie le chocolat noir et versez dessus.


Tamales de petits pois (pour trois tamales de taille classique)

- six à huit gousses de petits pois primeur,
- un verre et demi deau,
-50g de farine de maïs maseca (spéciale tortilla ou mieux tamales),
-20g de saindoux,
-2 cuillérées à soupe de sucre,
- deux cuillérées à soupe de gingembre râpé,
- trois à quatre brins de menthe,
-une cuillérée à café de levure chimique,
- 25g de chocolat blanc,
- trois morceaux de feuilles de bananier.

Procédez comme pour les tamales oranges.

mardi 8 avril 2008

Crème d'oignon doux des Cévennes - garantie sans aileron de requin !




Demain, sort un film que j'attends avec impatience, "Les seigneurs de la mer", consacré à l'un des animaux les plus fascinants de la création et pourtant si mal aimé : le requin. Ne fuyez pas en courant en pensant que je suis cinglée ! Ces animaux sont menacés d'extinction et ce serait une catastrophe écologique ; malheureusement, ils sont très peu protégés, et si le septième art, avec la série des Dents de la mer ou plus récemment Open Water, a contribué à le faire passer pour un prédateur froid, ne nous voilons pas la face, ce qui menace sa survie aujourd'hui c'est la surconsommation de ses ailerons.


Ma fascination pour les requins remonte à l'année 2000, quand j'ai commencé à faire de la plongée aux Maldives ; on voyait des "pointes noires" du lagon dans deux mètres d'eau ! Avec les marins locaux qui nous accompagnaient en palme - masque - tuba, nous nous amusions à essayer de les rattraper par la nage. Bernique bien sûr, mais ça vous montre qu'on est loin du monstre qui attaque les hommes sans préavis. Quand je suis passée à la plongée bouteille, on m'a dit de me méfier... des poissons scorpions et poissons pierres tapis sur le sable, dont le poison est MORTEL, des murènes qui sont pacifiques tant qu'on n'essaie pas d'aller fourrager dans leurs rochers (mais mettez-vous à leur place : vous apprécieriez qu'un géant pénètre chez vous par effraction ?) et des ballistes qui à l'époque de la nidification sont très agressifs, comme j'ai pu en juger par moi-même : un de mes binômes qui n'avait pas dégagé assez vite de la zone stratégique autour du nid a eu son masque fracturé par un balliste titan qui lui a foncé dessus !!!


Mais sur les requins, on ne m'a rien dit, et pourtant j'en ai croisé à chaque plongée : des gris de récif, des pointes blanches, des requins nourrices, et même des marteaux un jour... Et c'est comme cela que j'ai commencé à les admirer, tant leur déplacement est à la fois vif, élégant, efficace. Ils sont ainsi devenus un de mes animaux fétiches. Et j'ai fait l'acquisition d'un guide naturaliste qui leur est dédié, histoire de mieux les connaître.


Le saviez-vous ?




1. Il y a 400 espèces différentes de requins, du plus petit, le requin pygmée, qui mesure 20 centimètres, au plus grand, le requin-baleine, qui atteint 18 mètres !!! Costaud Lulu, mais comme les baleines (et son collègue un peu plus petit le requin pèlerin), c'est un filtreur, qui avale et trie avec des fanons des milliers de litres d'eau pour en retenir le krill et autres petits crustacés.


2. C'est un cousin des raies : ils sont tous deux des poissons cartilagineux. Ici, une raie manta qui danse avec l'un de nous. Pour de vrai : on a eu droit à un ballet de quelques minutes avant qu'elle ne s'éloigne.





3. Sur les 400 espèces de requins, seulement douze sont considérées comme potentiellement dangereuses pour l'homme, avec trois espèces dont l'agressivité potentielle fait qu'il vaut mieux les surveiller du coin de l'oeil quand on les croise : le grand requin blanc, le requin tigre, et le requin bouledogue. Des pratiques comme le shark-feeding ou la plongée en cage avec appât, où l'on excite le requin pour avoir des images prcutantes, contribuent à entretenir le mythe du tueur. Mais lorsqu'on regarde les requins évoluer dans leur environnement naturel, on peut constater qu'ils ne sont pas agressifs quand on se comporte de façon adaptée (en évitant les périodes du jour où ils chassent, en ne se baladant pas avec des poissons sanguinolants à la ceinture de plomb...). Certains naturalistes plongent sans protection avec les espèces réputées dangereuses ! Voyez ce site pour des photos étonnantes de Ron et Valerie Taylor.


4. Les requins sont apparus il y a 400 millions d'années, et n'ont presque pas évolué depuis le Crétacé il y a 100 millions d'années ! Pourquoi ? Parce qu'ils sont déjà merveilleusement adaptés à leur environnement... Regardez cette petite vidéo étonnante, avec des nageurs frôlant des grands blancs notamment... Waouw.


5. Enfin, ça, c'était vrai avant l'arrivée de l'homme, ce qui tend à foutre en l'air, soit dit en passant, l'hypothèse d'un Créateur tout puissant : car le requin, qui avait peu de prédateurs jusqu'ici, en a désormais un gros, contre lequel il ne peut pas se défendre. Or, le requin se reproduit peu : maturité sexuelle atteinte après plusieurs années, nombre de petits souvent réduit dans la plupart des espèces, gestation longue plusieurs mois.



6. Et voilà, on en arrive à la situation actuelle où 30 espèces sont menacées d'extinction, dont 13 ont atteint un seuil critique. La pêche pour les ailerons en est en grande partie responsable : plus de 100 millions de requins sont ainsi exterminés chaque année - car un requin qu'on rejette à l'eau sans aileron ne peut plus nager correctement et est promis à une mort lente par asphyxie. D'autres espèces, notamment en Méditerranée, sont menacés par nos sytèmes de pêche. Le petit à gauche, c'est un requin renard, un petit requin discret et timide à la queue asymétrique, rare à voir en plongée, extrêmement craintif. Contrairement aux bébés phoques si mignons, au dauphin (que vous regarderiez autrement si vous saviez que c'est un amateur de viol collectif, n'est-ce pas ?), le requin a un délit de sale gueule, de sorte que personne ne se mobilise pour le protéger sérieusement. Et pourtant...


7. Par an, on compte : 5 décès dus à des requins - 100 dus aux éléphants et aux tigres - 2400 par application de la peine de mort (sans la Chine qui en compte plusieurs milliers par an) - 22 000 en raison de la drogue - 1,2 millions par accident de la route - 8 millions de malnutrition...



Voilà, j'espère vous avoir convaincus que les requins méritent mieux que leur mauvaise réputation et qu'il faut les protéger (et ne plus jamais manger de potage aux ailerons de requins, c'était le but de ce message, qui a donc un lien avec la cuisine).

Pour ceux qui ont eu le courage de me lire jusque-là, hé hé, récompense, une petite recette ! Tout le monde connaît la gratinée, cette soupe à l'oignon qu'on sert dans un pot de chambre aux jeunes mariés ravis qui aimeraient bien terminer leur nuit de noce tranquilles au lieu d'attendre en pyjama l'arrivée des invités avinés et rigolards... Bon, là c'est la version veloutée, aux oignons doux. De préférence mon ami l'AOC des Cévennes, dont la saison de commercialisation s'achève tout juste, en avril. Il était temps de publier cette recette... Le pot de chambre est optionnel dans cette version.


Pour 4 à 6 personnes

- 5 gros oignons doux des Cévennes,
- une grosse pomme de terre à purée,
- de la graisse de canard (ou à défaut du beurre, mais c'est moins bon),
- un litre d'eau,
- un bouquet garni, thym et laurier.


Epluchez et émincez finement les oignons , épluchez et coupez en tranches la pomme de terre. Dans une casserole, faites rissoler les oignons avec la graisse de canard. Mouillez, ajouter la pomme de terre, le bouquet garni, et laissez mijoter à feu moyen en couvrant pendant trente minutes. C'est tout ? Ben oui, c'est tout.


Retirez le bouquet garni et mixez longuement pour obtenir un velouté délicatement parfumé. Et parfait pour le regain de froid des jours derniers !

samedi 5 avril 2008

A la recherche de la sauce au whisky TGI Friday (1)


Il y a quelques années, ma soeurette chérie m'a fait découvrir un restaurant, TGI Friday's. Oh, pas un grand restaurant, simplement un resto de chaîne américaine, avec tous les attributs de la culture States : jeunes serveurs en rayures, hamburgers, spare ribs, sundae en portions bigger than life... Mais j'aimais beaucoup car la viande était de très bonne qualité, les prix raisonnables, et ils accompagnaient toutes leurs grillades (boeuf, poulet, travers de porc, saumon) d'une fabuleuse sauce au whisky à en lécher l'assiette jusqu'à la dernière goutte. Bref, de temps en temps, on allait se faire un bon steak à la sauce ******* (je censure parce que c'était le nom d'une marque de whisky).


Quatre ans dans la ville rose passés, je reviens m'installer à Paris, et un soir, une idée : pourquoi ne pas faire un petit dîner au TGI Friday's ? Je cherche les coordonnées, et là...


Consternation.


Le restaurant parisien a fermé, dis.


Flûte.


Crotte.


Miel.


C'est ballot.


Si j'avais su lorsqu'on est allés à New-York pour Thanksgiving l'année dernière on serait allés dîner un soir dans l'un des zillions de TGI Friday's qu'on a croisé sur notre route.


Bon, ben on va essayer de faire la sauce ****** à la maison, hein ?


Mais heureusement, je ne suis pas la seule droguée à essayer de reconstituer chez elle le goût des recettes de restaurants de chaîne. Vive internet et ses recettes copy-cat ! Je donne celle-ci, qui s'approche relativement bien du Graal, tout en ne nécessitant pas des ingrédiens improbables comme du jus de raisin blanc (??? j'en ai jamais vu par ici, moi). Et en l'adaptant parce que quatre bouillons cube de boeuf et 300g de sucre comme dans l'original américain... Au secours !
Mais il y en a d'autres que je testerai avant de choisir et de restituer ici celle qui me permettra d'atteindre mon nirvana (en espérant que ce n'était pas la soude caustique qui lui donnait ce petit goût inimitable de revenez-y)...



Sauce pour deux pavés (en amoureux)

- 20 cl de whisky (je n'impose pas la marque),
- 20cl d'eau,
- deux cuillérées à soupe de vinaigre,
- deux cuillérées à soupe de sauce Worcestershire,
- une cuillérée à café de poudre d'oignon,
- une cuillérée à café de Tabasco,
- 100g de sucre brun,
- un bouillon cube boeuf.

Mélangez tous les ingrédients dans une petite casserole, portez à ébullition en mélangeant bien, puis baissez le feu et laissez mijoter quinze minutes.

Laissez tiédir avant de servir sur une belle pièce de boeuf, de travers de porc, de blanc de poulet ou de saumon grillé !






mardi 1 avril 2008

Du poulet à la Javel dans nos assiettes ? (hélas, pas un poisson d'avril)


Le printemps qui tarde à pointer son nez (encore que ça commence à s'arranger...) explique peut-être en partie mon humeur quelque peu morose. Le moins qu'on puisse dire c'est que l'actualité ne l'arrange en rien ! Vous savez déjà qu'aujourd'hui nos députés discutent le projet de loi proposé par les sénateurs sur les OGM. Mine de rien, c'est un véritable choix de société et de consommation qui est en train de s'opérer.


Mais une autre pomme de discorde entre Vieux Continent et Nouveau Monde, qui fait partie de la pile de contentieux bloquant le cycle de Doha, vient de remonter à la surface, sous l'impulsion du commissaire européen à l'industrie : celui du poulet chloré. Vous connaissiez le maïs Bt, le soja Round-Up Ready, le boeuf aux hormones, mais peut-être ne saviez-vous pas qu'aux Etats-Unis, après l'abattage, les poulets sont désinfectés par un bain dans une solution à base de chlore. En novembre 2007, les autorités de Bruxelles se sont engagées à trancher en 2008 cette question, de façon scientifique ; car cela fait dix ans que les poulets américains sont inerdits sur le sol européen.


Côté américain, la position est que les éleveurs européens saisissent tous les prétextes pour repousser la concurrence de leurs homologues d'Outre-Atlantique, frustrant ainsi les consommateurs de leurs 27 Etats membres de poulets garantis sans aucun germe toxique. Dans les pays du Sud de l'Europe, et notamment la France, on oppose au contraire les meilleures pratiques sanitaires d'élevage, qui rendent inutile cette désinfection post-mortem. Jusqu'à présent, les autorités sanitaires françaises, et notamment les services vétérinaires, se sont toujours opposés à cette pratique.


Or, ces jours-ci, le commissaire à l'Industrie, l'Allemand Günter Verheugen, a plaidé, dans un courrier adressé à son président, José Manuel Barroso, pour la levée urgente -avant le prochain sommet UE-Etats-Unis, en juin, en Slovénie- de l'embargo appliqué par l'Union pour des raisons de santé publique. "Peter [Mandelson, le commissaire britannique au Commerce] et moi sommes convenus que les Etats-Unis font de ce dossier un test pour savoir si nous sommes sérieusement proaméricains", écrit Verheugen, qui va jusqu'à proposer d'autoriser ces importations même si l'avis des scientifiques européens est "partagé ou négatif". Une démarche qui a sérieusement choqué les commissaires à l'Agriculture et à la Santé.


Hélas, ce n'est pas un poisson d'avril. Moi, je l'ai lu dans Agrafil, le fil d'informations agricoles d'Agra Presse, que je reçois quotidiennement par fax, mais pour les non happy few l'Express en a parlé ici.


Moi, perso, le poulet chloré, ce sera non.


Et vous ? Etes-vous prêts, si c'est moins cher, ou du fait que vous êtes sûrs qu'il n'y a plus aucun germe pathogène qui reste, à acheter et manger du poulet désinfecté ???


Promis, demain, je poste une petite recette, histoire de vous changer les idées...

samedi 29 mars 2008

Trio de crèmes au chocolat : noir cardamome, praliné orange, blanc - Earl Grey




C'est encore un peu Pâques, alors j'ai bricolé deux recettes de crèmes au chocolat pour proposer celle-ci. En hommage à Patrick Roger, chocolatier pour lequel j'allais spécialement à Sceaux acheter ses oeufs pralinés (Parisiens, il a ouvert depuis quelques années une boutique boulevard Saint-Germain, courez-y encore, il reste peut-être quelques boîtes de ses oeufs pralinés de Pâques !), et qui a aussi créé de fantastiques chocolats parfumés (citron vert, thym citron, verveine, thé sont parmi mes préférés), j'ai parfumé ces petites crèmes avec des épices ou des huiles essentielles. Je n'avais pas d'huile de verveine ou de basilic à la maison, mais je testerai bien une autre fois. A vous d'imaginer vos alliances !


Bon évidemment, avec trois parfums, il y a pas mal de vaisselle à faire ensuite...

Pour six petits ramequins

- 20 cl de crème fleurette,
- 20 cl de lait demi-écrémé,
- 150g de chocolat (50 de noir, 50 de blanc, 50 de barres pralinées),
- 4 oeufs,
- 30g de sucre,
- deux gousses de cardamome,
- quatre gouttes d'huile essentielle de bergamote,
- quatre gouttes d'huile essentielle d'orange douce.


Faites fondre au bain-marie -ou au micro-ondes si vous en avez un) les trois chocolats séparément. Ceci peut se faire successivement, vous ferez les crèmes les unes après les autres.


Dans une casserole, faites bouillir le lait et la crème ensemble. Séparez en trois jattes, mettez dans la première deux gousses de cardamome noire, ouvertes. Couvrez et laissez infuser. Dans un cul de poule, battez les oeufs au fouet avec le sucre.


Séparez le mélange oeufs - sucre en trois bol. Dans chaque bol, ajoutez le mélange lait - crème refroidi après l'avoir filtré, et battez bien. Dans le bol contenant le lait infusé à la cardamome, ajoutez le chocolat noir fondu, fouettez bien. Dans l'un des deux autres restés neutres, ajoutez et fouettez le chocolat praliné et l'huile essentielle d'orange. Dans le dernier ajoutez et battez le chocolat blanc et l'huile essentielle de bergamote.


Versez les préparations dans des ramequins allant au four. Pour la cuisson, trois possibilités : à la vapeur dans une cocotte (pas testé), au bain-marie au four très chaud (pas fait cette fois-ci) et au four chaleur tournante à 90°C. J'ai faut cette dernière, mais mon four était plus chaud au départ (je venais d'y faire cuire autre chose) d'où le dessus trop cuit ! Ne faites pas la même erreur que moi. La cuisson dure environ 40 minutes. Vous obtiendrez alors de jolies crèmes lisses et brillantes (normalement).

mardi 25 mars 2008

Soupe toute douce, au potiron, au maïs, et au romarin



J'écris fort peu de messages depuis plusieurs semaines, mais ce n'est pas que je boude, le sort s'acharne contre moi !!! C'est d'abord, une "mission impossible" tout à fait motivante qui s'est abattue sur le service où je travaille : "vous avez trois unités divisés en onze bureaux, on vous ajoute une autre unité de deux bureaux, d'ici trois semaines vous devez les réorganiser pour avoir le même nombre d'unités et de bureaux à la fin qu'au début". Je fais bien sûr partie des têtes de pipes qui doivent accoupler des bureaux pour résoudre cette passionnante équation...


Pour faire front, j'étais d'autant plus enthousiaste à mes séances sportives : dans le bassin je palmais avec vigueur dans la ligne des hommes les plus musclés, histoire de bien me défouler, et le dimanche je me voyais déjà prête à ajouter des tours de parc floral supplémentaires... jusqu'à me faire une belle entorse. Depuis quelques jours je clopine avec une attelle, et non seulement je suis privée de ma soupape de sécurité favorite, de sorte que je suis une vraie cocotte-minute au bord de l'explosion, mais en plus marcher comme Valentin le désossé ça finit par faire mal un peu partout... Je vous passe les détails sur le genre de tenues qu'on peut arborer avec une attelle : c'est GROSSES chaussures de sport obligatoires, et pantalon bien large pour passer les branches de l'attelle dessous (dommage, l'année de la mode du slim !!!). J'ai bien pensé faire le contraire, et mettre mon collant de course et l'attelle par dessus, mais je crains que cela ne nuise à mon image au bureau. D'aucuns pourraient croire que j'ai décidé de préparer le semi-marathon de Paris pendant mes journées de travail. Et aussi, il faut bien l'admettre : je n'ai pas envie que mes collègues voient que j'ai le bas du dos dodu (pour dire les choses poliment).


Bref, dans cet océan d'enmmerdements, on prend avec plaisir tous les ilôts de bonheur qui se présentent, et en voici un : je fais partie des gagnants du concours "Soupe qui peut ! " organisé par 750g. Je suis ravie, d'autant que les juges étaient Chef Christophe, Anne-Catherine Bley du Bar à soupes, et Claire de Cléa cuisine - autrement dit, de fins connaisseurs... Parmi les deux ou trois recettes que j'ai soumises, c'est celle-ci, céleri-rave, coriandre et lait de coco, qui a attiré le palais des juges.


Pour fêter ça, je me remets à mes fourneaux !!! Et voici une soupe comme je les aime, surtout quand il fait un froid de canard, comme en ce moment...


Pour 6 assiettes :

- une tranche de potiron,
- une patate douce (si elle est de bonne taille),
- une petite boîte de maïs doux,
- un brin de romarin, frais de préférence,
- deux échalotes,
- une cuillérée à soupe d'huile d'olive,
- un litre et demi d'eau.



Dans une cocotte, faites suer les échalotes émincées. Rincez à l'eau tiède le maïs : vous éliminerez le sel et le goût de boîte qu'il subsiste parfois. Ajoutez dans la cocotte le maïs (à l'exception d'une cuillérée à soupe pour le croquant), le potiron épluché et coupé en tranches, la patate douce également épluchée et coupée. Versez l'eau, et faites monter la pression. Quand la cocotte chante, réduisez la température et laissez mijoter dix minutes.


Mixez le tout. Servez dans des bols, en ajoutant le maïs restant, le romarin ciselé, et en rectifiant l'assaisonnement en sel et poivre. La patate douce apporte son velouté sucré, renforcé par le maïs, le goût du potiron est bien mis en valeur par le romarin frais et l'échalote. Bon appétit !

samedi 22 mars 2008

Notre art du bien-manger est-il en danger ?



Que l'aliment soit ton médicament.


On attribue cette phrase à Hippocrate. Jusqu'à récemment, je la trouvais éloignée de mes propres conceptions de ce que signifie manger, de l'art de vie que je recherche. Mais depuis quelques temps je me dis qu'elle prend une dimension nouvelle.


La vision hygiéniste de l'alimentation reste très éloignée de la culture française. A à ce sujet, un ouvrage de sociologie sur les comportements alimentaires (Manger, Français, Européens et Américains face à l'alimentation, coordonné par Claude Fischler et Estelle Masson et publié chez Odile Jacob), pointe notamment la différence entre les Américains qui ont une approche essentiellement nutritionnelle de l'alimentation, et les Français qui mettent l'accent sur la sociabilité et la commensalité. Tout en préservant cette dimension du partage de la table, nous devons malgré tout être vigilants sur la qualité de ce que nous ingérons.


Cuisiner soi-même permet de choisir ses aliments simples et de doser ses apports et leur équilibre. Ainsi il est possible d'éviter non seulement un ensemble d'additifs sans valeur nutritionnelle, mais aussi un déséquilibre des apports, l'industrie privilégiant naturellement les corps gras et le sucre qui apportent des calories et du goût pour pas cher, et le sel qui retient l'eau et accroît ainsi la masse des produits. Choisir des produits bio allège la facture en résidus de pesticides. Pour la viande, le bio assure notamment que l'animal a reçu une alimentation en grande partie produite sur l'exploitation, dépourvue d'éléments de synthèse et d'organismes génétiquement modifiés ; il favorise également le bien-être animal. Pour toutes ces raisons, j'ai choisi de cuisiner moi-même la plupart des plats que nous mangeons, et de privilégier le bio autant que possible, de limiter au strict nécessaire notre consommation de produits carnés. Mais est-ce suffisant ?


Je viens d'achever la lecture de l"ouvrage remarquable de Marie-Monique Robin, Le monde selon Monsanto, qui complète utilement le documentaire qu'elle a tiré de plusieurs années d'enquête dans le monde entier sur les pratiques de cette firme originaire du Missouri. Ce livre a affermi mes convictions, à savoir que l'innocuité des OGM n'a pas été assez vérifiée pour que l'on puisse aujourd'hui les semer dans les champs européens. Voici mes arguments, que je compte envoyer à mon sénateur, à ma députée, qui vont devoir se prononcer sur le sujet le mois prochain, ainsi qu'à Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat en charge de l'Ecologie, qui n'a pas répondu à Greenpeace sur ce qu'elle allait voter. Si vous voulez connaître la position de votre élu, entre parenthèses, c'est ici, sur le site de Greenpeace.

1. Les OGM sont porteurs de promesses intéressantes dans le domaine de la médecine notamment. Mais dans l'agriculture et l'alimentation, les OGM ne sont pas nécessaires. Lors de sa conférence de Rome en mai 2007, la FAO, organisation des Nations-Unies pour l'agriculture et l'alimentation, a conclu que l'agriculture biologique pouvait assurer la sécurité alimentaire de l'ensemble de la population mondiale à l'horizon 2050, à condition qu'il y ait une volonté politique d'aller vers ce mode de développement (voir le rapport de la conférence et ce document en anglais uniquement).

2. Les OGM aujourd'hui développés dans l'agriculture n'ont aucun intérêt pour lutter contre la faim dans le monde : 70% d'entre eux sont des plantes résistant à un herbicide total, c'est-à-dire actif sur tous les végétaux, et les 30% restant secrètent un insecticide. Les tentatives de "riz doré" (riz riche en précurseur de la vitamine A, pour lutter contre la carence en cette vitamine) ont échoué.

3. Les OGM n'offrent pas pour les agriculteurs une solution économiquement plus viable que l'agriculture conventionnelle normale, ou que l'agriculture biologique. Si dans les premières années suivant l'introduction des semences transgéniques, les économies en pesticides compensent le prix plus élevé des semences, les résistances développées par les insectes et les adventices ("mauvaises herbes") au bout de quelques années, inversent ensuite la tendance. Ceci est vrai même lorsque les agriculteurs respectent le cahier des charges très contraignant des OGM, et développent en effet des zones refuges sur 20% de leurs terres (zones où les plantes cultivées ne sont pas OGM, pour retarder le développement des résistances). Ceci a pu être vérifié dans de nombreux pays (Inde, Amérique Latine). De plus, l'achat de semences OGM s'accompagne de contraintes léonines (interdiction de recourir à des pesticides génériques, par exemple) incompatibles avec la liberté de l'entrepreneur en économie de marché.

4. Les consommateurs rejettent massivement les OGM. Dans tous les sondages, que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis, les consommateurs refusent à plus de 90% les OGM dans leur assiette. L'étiquettage est aujourd'hui insuffisant en Europe, puisque les viandes provenant d'animaux nourris aux OGM ne sont pas étiquettées. Il n'est pas normal aujourd'hui que seuls les consommateurs qui ont les moyens d'acheter bio, puissent exercer leur liberté de choisir en toute connaissance de cause ce qu'ils consomment et font manger à leurs enfants.

5. Il n'y a pas eu assez d'études sur l'impact que les OGM peuvent avoir sur la santé humaine. D'une part, les produits OGM sont considérés comme les produits conventionnels, ce qui signifie que les plantes qui secrètent en continu un insecticide n'ont pas été testées comme le sont les insecticides, que les plantes résistantes à un herbicide puissant ne sont pas testées sur les résidus de cet herbicide qu'elles contiennent. Alors que le moindre additif, conservateur, colorant, molécule de médicament, qui sera ingéré à des doses infimes, fait l'objet de tests lourds (et parfois insuffisants malgré tout, voir la polémique sur le Vioxx et le Célébrex, anti-inflammatoires qui ont été retirés du marché en raison des risques d'accidents cardio-vasculaires mortels découverts après mise sur le marché), les OGM ingérés en continu dans l'alimentation n'ont fait l'objet que d'études légères, par les laboratoires eux-mêmes et non des organismes véritablement indépendants.

6. Les OGM menacent la biodiversité. Même un enfant de 10 ans peut comprendre que l'extension non contrôlée d'une seule variété de colza, de maïs, de soja, de coton, fait peser une menace sur nos ressources. Je vais raconter une anecdote à ce sujet. En élevage laitier, la race la plus répandue est la Prim'Holstein. A force de croisements ("artisanaux !) entre vaches et taureaux ayant d'excellentes qualités pour l'élevage laitier, le taureau Jocko Besn, né en 1994, avait des indices records (morphologie adaptée, mamelles résistantes, membres droits, facilité de vêlage...). On en a tiré plus d'un million de doses pour ensemencer des vaches (oui parce que si vous ne le savez pas déjà, l'insémination naturelle en élevage laitier c'est fini). Oui, vous lisez bien, un million !!! Les doses sont vendues dans le monde entier. A ce jour il y a dû avoir pas loin de 80 000 vaches nées de ce taureau dans le monde. Lorsqu'on m'a raconté fièrement cette anecdote dans un institut de formation agricole, j'ai demandé si ce n'était pas une menace pour la diversité génétique des troupeaux laitiers. Le chercheur m'a confirmé que cela devenait un problème en effet, et que d'ailleurs maintenant, dans le "catalogue" des reproducteurs, l'unité nationale de sélection et de promotion de la race propose des taureaux avec de moins bons indices laitiers, mais qui visent à diversifier le pool génétique du troupeau. Car à force de trouver les mêmes animaux dans une lignée, on développe des anomalies génétiques. Ce serait bien que pour le domaine végétal on ait la même prise de conscience que dans le domaine animal...

Je ne suis pas une Belle des champs rêveuse qui veut vivre à la bougie. J'ai fait des études scientifiques, j'ai confiance en la science. Mais science sans conscience n'est que ruine de l'âme, écrivait Rabelais, et la recherche de profits rapides est incompatible avec le principe de sécurité. Je trouve anormal qu'il y ait si peu d'études sur l'effet des OGM sur la santé animale et humaine, que les rares existantes aient été conduites par les firmes elles-mêmes, que l'Union européenne refuse de financer des études indépendantes, alors même que ces firmes ont prouvé par le passé qu'elles avaient manipulé les résultats des études pour cacher que leurs produits étaient dangereux. Je trouve inquiétant que des chercheurs qui publient des résultats allant à l'encontre de l'optimisme ambiant fassent l'objet de véritables campagnes de dénigrement.

En tant que citoyenne, j'exige donc de mes représentants qu'ils agissent de façon responsable lors de leurs votes.

samedi 15 mars 2008

Pâtes à la primavera (comment chic-iser les coquillettes jambon)




Ces temps-ci, le moins qu'on puisse dire c'est que ce blog est actualisé à un rythme d'escargot : un message par semaine au lieu de deux, pas brillant. Mais il faut dire que j'ai eu pas mal de paperasseries à faire (je vous épargne les détails) et depuis une semaine un autre sujet plus riant m'accapare : la préparation de nos prochaines vacances, la deuxième quinzaine d'avril si tout va bien. Au mois de mai vous devriez donc voir apparaître dans le menu de gauche un nouvel album photo !!!


Avec tout ça, non seulement je ne poste guère de recettes mais il faut bien avouer que je ne cuisine pas trop non plus. Titi et moi sommes pas mal au régime japonais sur commande / poulet rôti du boucher / salade à n'importe quoi... ce qui peut être très bon d'ailleurs, mais pas de nature à alimenter ce blog ! Voici néanmoins une recette de pâtes avec les fonds de congélateur et de frigo que je vous recommande. Elle est à nouveau tiré de mon livre magique signé Sally Griffiths, 100 sauces pour les pâtes, et elle constitue un délicieux repas complet. Avec des coquillettes pour le cin d'oeil, mais avec des penne ou des spaghetti c'est parfait, nous dit Sally. J'y ai ajouté des fonds d'artichaut à la place d'une partie des fèves pour que ce soit un peu moins consistant. Sally Griffiths fait moitié lard maigre moitié jambon, mais j'ai choisi de faire tout jambon. A vous de voir quelle version a votre préférence.
Pour 4 personnes :
- 350g de pâtes sèches (coquillettes ou penne de préférence),
- 200g de jambon cru taillé en lanières (j'ai utilisé un jambon fumé acheté au Salon de l'Agriculture),
- un oignon haché,
- deux gousses d'ail pilé,
- deux branches de céleri hachées,
- 200g de fèves surgelées ou fraîches,
- 200g de fonds d'artichaut coupés en quart (boîte ou surgelés),
- 3 cuillérées à soupe de persil ciselé,
- 2 cuillérées à soupe d'huile d'olive,
- poivre et sel.
Dans une poêle, faites revenir dans l'huile d'olive l'oignon, l'ail et le céleri (le lard si vous en avez mis) pendant dix à douze minutes. Pendant ce temps, faites cuire dans de l'eau bouillante les fèves (cinq minutes, ou suivant les instructions si elles sont surgelées). Procédez de la même façon avec les fonds d'artichaut. Mettez vos pâtes à cuire dans une autre casserole.
Egouttez les légumes et ajoutez-les à la poêle. Mélangez bien et laissez revenir quelques minutes. Ajoutez le jambon en toute fin de cuisson, ainsi que le persil. Mélangez aux pâtes chaudes, et rectifiez l'assaisonnement à votre goût. Vous pouvez rajouter un peu d'huile ou de crème de soja pour fluidifier un peu cette sauce goûteuse et consistante !

samedi 8 mars 2008

Accomodons le pain rassis ! Puddings aux poissons, à la viande




Comme beaucoup d'entre vous, je n'aime pas jeter le pain rassis. Mais quand le stock de chapelure occupe déjà une grande boîte, que faire ? Des puddings bien sûr !!! Les miens sont salés, parce qu'avec une bonne salade mixte de saison, le repas complet est tout trouvé. Mais il y en a des sucrés aussi bien sûr.... J'utilise de préférence des boîtes de poissons qui ne sont pas menacés d'extinction, comme la sardine, le hareng, le maquereau (voir ce site-là) ou de la viande hachée (moins développement durable, je le reconnais). A vous d'inventer toutes les associations que vous souhaitez !


Base des puddings :

- 5 tranches de pain rassis (les miennes sont grandes),
- 3 oeufs,
- de l'eau (pas de quantité précise),
- sel et poivre.


Cassez le pain rassis en morceaux. Les faire tremper dans de l'eau jusqu'à ce qu'ils soient ramollis. Pressez les morceaux dans vos mains pour en extraire l'eau, et mettez-les dans un robot. Mixez avec les oeufs pour obtenir une pâte. Poivrez. Vous salerez après avoir ajouté les ingrédients qui donnent le goût à la préparation.

Voici trois variantes, la fin des recettes communes suivra :

Pudding de la Méditerranée

- une boîte de sardines au citron,
- une boîte de maquereaux au vin blanc,
- 6 citrons beldi (confits à l'huile),
- du basilic.


Dans le robot, ajoutez le poisson en boîte, en évitant de mettre trop d'huile des sardines et trop de sauce des maquereaux. Ajoutez le basilic ciselé. Mixez le tout pour obtenir une pâte onctueuse. Si elle est trop sèche, mouillez de crème de soja ou de lait végétal. Lorsque vous obtenez la consistance habituelle pour un cake, c'est bon. Coupez les citrons beldi en quarts et ajoutez-les à la préparation.


Pudding du Catalan

- une grosse boîte de pilchards (ça me fait penser à Gaston Lagaffe) à la tomate,
- une petite boîte de tomates au jus,
- un oignon,
- une gousse d'ail,
- un peu de vin blanc,
- du persil plat.


Ajoutez les pilchards avec sauce, les tomates au jus et le persil émincé dans le robot, mixez bien. Faites suer l'oignon et l'ail émincés à la poêle quelques minutes. Ajoutez-les à la pâte. Allongez la pâte d'eau et de vin blanc si nécessaire.


Pudding cajun

- deux steacks hachés,
- un gros oignon,
- une branche de céleri,
- une gousse d'ail,
- un petit poivron vert,
- une cuillérée à soupe de sauce Worcestershire,
- trois cuillérées à soupe de ketchup,
- une cuillérée à café de cumin moulu,
- une cuillérée à café de muscade,
- une feuille de laurier,
- beaucoup de poivre moulu (deux bonnes cuillérées à café).


Dans une poêle, avec un peu d'huile, faites revenir le céleri coupé en fines tranches, l'oignon émincé, l'ail hâché, le poivron émincé finement, le poivre et les épices (cumin, muscade, laurier). Laissez cuire pendant 5 à 8 minutes. Ajoutez le ketchup et la sauce Woercestershire, ménagez bien, laissez cuire une minute de plus. Laissez refroidir. Retirez la feuille de laurier.


Dans le robot, ajoutez les steacks hachés et le mélange de légumes refroidi. Mixez bien le tout, allongez d'eau si nécessaire.


Fin des recettes et cuisson

Rectifiez l'assaisonnement en sel de la pâte. Préchauffez votre four thermostat 180°C. Chemisez un moule à cake de papier cuisson, versez-y la pâte. Pour décorer le dessus vous pouvez verser des fines herbes : basilic pour la première recette, persil pour la seconde. Mettez au four pour 40 à 50 minutes.

Servir tiède ou froid, avec une salade, et éventuellement une petite sauce ou vinaigrette.

mercredi 5 mars 2008

Souvenirs du salon de l'agriculture 2008



Je n'ai pas trop le temps d'écrire ces jours-ci... alors je vous laisse avec ces quelques images prises vendredi dernier au salon de l'agriculture. Bécasse que je suis, je n'avais pas rechargé la batterie de mon appareil-photo, je me suis donc limitée à quelques animaux, et le stand de mes amis apiculteurs du Morvan, dont le miel d'acacia bio a remporté la médaille d'or du concours général agricole (excusez du peu) parmi environ 300 concurrents !!!






La vache de race blanc-bleu, ou, selon son slogan officiel, "la race qui assure ses arrières" ! Eloquent, non ? (bon moi perso une race sélectionnée pour avoir un arrière-train hypertrophié au point de ne quasiment pas pouvoir vêler sans césarienne... c'est pas mon truc...).